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Un enjambeur électrique au banc d’essai en Bourgogne
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Vignoble connecté
Un enjambeur électrique au banc d’essai en Bourgogne

La chambre d’agriculture de Saône-et-Loire (71) vient d’acquérir un Alpo, enjambeur 100 % électrique du constructeur Sabi Agri. Les performances techniques et énergétiques de l’engin seront testées sur plusieurs années en conditions réelles.
Par Clément L’Hôte Le 18 octobre 2022
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Un enjambeur électrique au banc d’essai en Bourgogne
- crédit photo : Chambre d'agriculture de Saône et Loire
C

’est le premier tracteur électrique du département. Ce mois d’août, la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire s’est offert* un Alpo de Sabi Agri, enjambeur 100 % électrique qui va faire l’objet de tests en tout genre. « Ce sera un outil de travail sur nos domaines expérimentaux, particulièrement Rully et Aluze, en Côte chalonnaise », dévoile Guillaume Paire, responsable du VitiLab, émanation de la chambre d’agriculture destinée à l’expérimentation technologique dans le vignoble.

Des capteurs pour collecter des données

Un achat qui répond à plusieurs objectifs. «On avait des viticulteurs demandeurs, car ce type d’engin correspond à plusieurs besoins. Il peut permettre de travailler les sols, donc d’arrêter les herbicides, tout en atténuant le bilan carbone d’une exploitation. » Côté économique, « On va suivre sa consommation d’électricité en kW/h, puis on mettra des valeurs en face pour avoir une approche financière. »

Mais Guillaume Paire et la chambre d’agriculture souhaitent aller plus loin. « Ce sera aussi un enjambeur connecté. La finalité est d’optimiser ses passages en le munissant de capteurs. On travaille avec certaines entreprises pour faire de la reconnaissance de maladies et de rendement, de l’estimation de dégâts climatique, voire de carences… Bien sûr, l’idée n’est pas de récolter des chiffres juste pour le plaisir, mais de répondre à des problématiques de terrain, souvent en lien avec le dérèglement climatique.»

Les résultats des essais seront mis à disposition par la chambre d’agriculture. Par ailleurs, des démonstrations seront organisées, et les viticulteurs intéressés pourront venir essayer le tracteur. « On l’a pour plusieurs années, ce qui permettra d’avoir un retour sur des saisons entières », se félicite Guillaume Paire.

Le distributeur Richy indique que l'enjambeur est commercialisé 130 000 € HT, avec une option de mât frontal à 6 400 € HT (le tout hors frais de livraison).

 

* : Avec l’aide du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

 

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Tous les commentaires (1)
steph Le 18 octobre 2022 à 20:08:20
130 000? HT, je me demande où se situe la rentabilité d'une exploitation. Et en plus on ne peut que travailler le sol , un autre tracteur pour traiter au même prix et l'affaire est faite. Le revenu a l'hectare en AOC Bordeaux actuellement et ça depuis bien longtemps, et sûrement dans plein d'autres appellation ne suffira pas, c'est sûr. Tant pis je reprendrai mon tracteur et ses charrues entre roue qui roule depuis 74 pour brasser la terre dans ma dizaine d'ha
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