Accueil / Commerce/Gestion / Le domaine de Verchant rachète le château les Mazes
Le domaine de Verchant rachète le château les Mazes
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Languedoc
Le domaine de Verchant rachète le château les Mazes

Le domaine viticole, hôtel relais et châteaux à Montpellier vient de racheter 22 ha de vignes et un outil de vinification. Avec comme objectifs de produire sur place et de premiumiser la gamme.
Par Anne Schoendoerffer Le 03 octobre 2022
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Le domaine de Verchant rachète le château les Mazes
Ce reportage a été réalisé lors d’un voyage de presse organisé par le domaine de Verchant. - crédit photo : Anne Schoendoerffer
L

orsque Pierre Mestre, entrepreneur montpelliérain, fait l'acquisition du domaine de Verchant en 2002, le domaine compte 8 hectares de vignes. Peu à peu la vigne se plante tout autour pour atteindre 17 ha début 2022. « Actuellement, 40 % de notre production, vinifiée par le cellier du Pic à Assas, est mise en bouteilles. 16 000 en rouge, 8 000 en blanc et 8 000 en rosé » explique Aimé Saïn, le chef d’exploitation viticole (en photo). Ces 32 000 bouteilles produites se déclinent en 5 cuvées (dont 3 en rouge) vendues entre 9 et 22 €.  Cette année en rosé, elles ne couvrent pas toute la consommation sur place entre leurs deux restaurants et la vente directe au caveau.

Les raisons de ce succès ? Dans le restaurant du domaine, La Plage, « nous avons cartonné. Les clients demandent notre rosé », confie Aimé Saïn. Pour Cyrille Bajolet, le chef sommelier de Verchant qui gère la boutique de vente de vin sur place : « la vente au caveau a commencé à se développer pendant la pandémie. Elles ne cessent d'augmenter. Nos clients prennent parfois 10 à 15 cartons. Entre juin et septembre de cette année, j'ai vendu plus de 1 000 bouteilles du domaine par mois. Pour mes coffrets de fin d'année, j'ai peur de ne plus avoir assez de rosé. » Pourquoi ne pas produire plus de bouteilles alors ? « C'est un choix. Nous mettons en bouteilles ce que nous sommes sûrs de vendre. Le reste de la production, vendue en vrac, permet d'assurer une stabilité économique », assure Aimé Saïn.

Vinifications sur place

Avec l'achat du château les Mazes en mai 2022 (situé à 5 minutes en voiture du domaine de Verchant), les vins vont être vinifiés sur place à présent. L'objectif affiché est de produire une nouvelle gamme premium en bio avec la volonté de développer les ventes sur place. Grâce à leur offre œnotouristique haut de gamme large : hôtel, restaurant, bien-être et événementiel. Avec « le vin qui doit redevenir une vraie identité du lieu. Il fait partie de l'ADN du domaine » pose Jean-Pascal Picollet, le nouveau directeur du domaine de Verchant.

En 2022, pour sa première vendange au château les Mazes qui vient de s’achever, Aimé Saïn y a vinifié 8 000 hectolitres en sélectionnant des parcelles. Le reste est parti à la cave coopérative. Il se donne 3 à 4 ans pour commencer à transformer la cave, le vignoble et vinifier l'ensemble. Sur 10 ans, les investissements prévus oscillent entre 100 et 200 000€. « Nous allons aménager la cave pour faire venir nos clients ».

Côté vignoble, la volonté affichée est de se tourner vers une viticulture responsable. Les vignes du château les Mazes sont déjà certifiées en bio. Celles de Verchant sont en première année de conversion. Aimé Saïn souhaite aller plus loin en s'orientant vers la biodynamie sur certaines parcelles. Il va commencer par se former avec une consultante. « Nous allons ensemble observer la vigne pour adapter au mieux le vignoble à ce terroir. Je vais apprendre à faire des tisanes. » Son projet est d'enrichir les sols et de se tourner vers la polyculture autour des vignes avec la plantation d’amandiers et de pistachiers pour favoriser la biodiversité sur le domaine. Il s'interroge sur le travail avec des chevaux aussi. L'objectif est de produire une nouvelle gamme prémium. Il ne sait pas encore laquelle. Tout dépendra des résultats. Mais ils ont la clientèle pour.

Le chef d'exploitation a  la confiance de Pierre Mestre. Mais comme il le confie : « À présent j'ai beaucoup de vignes. Il va falloir que je trouve de nouveaux débouchés commerciaux à l'extérieur. »

 

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé