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Dans les vignes de Mâcon, une récolte mise au défi de l’oïdium et de la chaleur
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Bourgogne
Dans les vignes de Mâcon, une récolte mise au défi de l’oïdium et de la chaleur

Le vignoble du sud de la Bourgogne est encore aux prises avec le champignon, tandis que les températures entraînent des blocages de maturité. Mais dans l’ensemble, la récolte s’annonce très belle.
Par Clément L’Hôte Le 24 juillet 2022
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Dans les vignes de Mâcon, une récolte mise au défi de l’oïdium et de la chaleur
Grappes de chardonnay ce 22 juillet à Fuissé. - crédit photo : Audrey Braccini
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e vendredi 22 juillet dans le Mâconnais, la vigne atteint « le tout début de véraison sur les parcelles les plus précoces», observe Benjamin Alban, de la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire. Ce vignoble du sud de la Bourgogne, dédié à 90 % au chardonnay, part donc sur les bases d’un « millésime 2018 ou 2020 ».

Du côté de Fuissé, Audrey Braccini, directrice du domaine Ferret, a dit à ses vendangeurs « de se tenir prêts pour le 20 août ». Une date très théorique : la chaleur constatée ces derniers jours commence à bloquer la vigne. « Il n’est pas exclu qu’on commence la semaine suivante, aux alentours du 25. Dans ce cas, la côte de Beaune pourrait même vendanger avant nous. Là-bas, il semble que le cycle se poursuit avec plus de régularité ».

Belle récolte potentielle, sauf en zones grêlées

Benjamin Alban confirme : « il faudrait une baisse des températures pour que la maturation se poursuive correctement », et « un peu de pluie », même si les précipitations de juin ont été très favorables. Ces conditions ont aussi entraîné « quelques phénomènes de grillure sur grappes, et des difficultés pour les plants et complants, qu’il faut soutenir par arrosages ».

Mais « rien d’extraordinaire pour un mois de juillet » dans l’ensemble. Les chardonnays vont bien, et après une année noire en 2021, le Mâconnais peut espérer « une belle récolte potentielle en quantité, et, sûrement, en qualité », se réjouit Benjamin Alban, qui espère « s’approcher des rendements autorisés ».

Des rendements qui seront peu affectés par les aléas climatiques. Le gel n’a pas fait de dégâts, et la grêle relativement peu. « Sur 14 000 ha en Saône-et-Loire, à peu près 1 000 ha ont été concernés par la grêle de juin. Dont seulement 500 fortement touchés. » Pas grand chose à l’échelle du vignoble. Mais terrible pour les viticulteurs concernés. « Il faut avoir une pensée pour eux. Dans la vallée de la Grosne et le Nord Mâconnais, des parcelles sont grêlées à 80-90 %. »

L’oïdium toujours agressif à la fermeture

Finalement, c’est la pression parasitaire qui donne du fil à retordre au Mâconnais. Si le mildiou s’est montré discret, « faute de pluies favorables », l’oïdium a fait mal. « On a eu une pression très forte toute la saison. On est sur une situation critique, il y aura des pertes de récolte, spécifiquement sur chardonnay», regrette Benjamin Alban.

Audrey Braccini confirme. « L’oïdium a été particulièrement agressif cette année. D’ordinaire, on peut retrouver un peu de tranquilité à la fermeture de la grappe. Cette fois, il n’en est rien. Peut-être que l’évolution climatique devient plus favorable à l’expression du parasite ? Cette année, les rosées, les températures élevées et le vent ont été très propices. » Malgré cela le domaine, cultivé en bio, est satisfait de sa campagne de protection. « Chez nous, on a l’impression que la lutte biologique a fini par faciliter le travail, car la répétition de petites doses nous a empêché d’être surpris. »

 

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