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Gérard Bertrand plante 1 hectare de vignes résistantes Bouquet
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Pas convaincu par les Resdur
Gérard Bertrand plante 1 hectare de vignes résistantes Bouquet

Dans l’Aude, les équipes du château de Celeyran vont vinifier 50 ares d’une variété Bouquet issue de grenache noir et 50 ares d’une variété issue de fer servadou. Gérard Bertrand espère leur classement en 2023 pour en planter davantage.
Par Marion Bazireau Le 14 mars 2022
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Gérard Bertrand plante 1 hectare de vignes résistantes Bouquet
Les équipes de Gérard Bertrand préfèrent les variétés Bouquet aux Resdur. - crédit photo : Richard Planas
«

Nous avons planté début mars 50 ares de 3 179 90 7N, une variété Bouquet dont le dernier croisement a été réalisé avec un grenache noir, et 50 ares 3160 27 4N, une variété issue de Fer Servadou. Juste avant la pluie ! » annonce Richard Planas, le directeur des domaines Gérard Bertrand.

Cet essai sur une parcelle IGP du château de Celeyran, à Salles-d’Aude, est réalisé dans le cadre du réseau de l'Observatoire national du déploiement des cépages résistants (Oscar Oc) et cofinancé par le Conseil Interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL). Avec le choix d'opter pour les cépages obtenus par les croisements du défun Alain Bouquet, au détriment des récentes obtentions à Résistance Durable (Resdur) de l'Institut National pour l'Agriculture et l'Environnement (INRAE).

« Sans le CIVL, les variétés Bouquet auraient surement été oubliées au profit des Resdur 1 et 2, alors qu’elles sont bien plus qualitatives tant au niveau de la couleur, de la structure tannique, que de l’aromatique » s’insurge Richard Planas, estimant que les Resdur donnent des vins aux standards d’il y a 30 ou 40 ans.

En bordure du Massif de la Clape

La parcelle retenue par l’équipe de Gérard Bertrand et les techniciens de la Chambre d’Agriculture borde le Massif de la Clape. « Elle va nous permettre d’extrapoler nos observations à une zone de vins d’appellation » poursuit le directeur des domaines, qui pourra compter sur un appui à la fois technique et administratif.

« Nous sommes demandeurs de résistants au mildiou et à l’oïdium depuis longtemps et nous aurions aimé en tester davantage et à plus grande échelle pour tester l’acceptation du marché mais le protocole d’évaluation ne le permet pas ».

Il y a peu, Richard Planas a assisté à une dégustation au domaine expérimental de Cazes de vins issus de cépages en cours d’études VATE (Valeurs Agronomiques Technologiques et Environnementales), dont les Bouquet. « Nous espérons que le CTPS (Comité technique permanent de la sélection) proposera leur inscription au catalogue français en 2023 pour en planter davantage ».

 

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Tous les commentaires (2)
Leclerc Le 15 mars 2022 à 15:23:12
Il est a priori difficile d'imaginer qu'une grande institution française comme l'INRAE , innove, et obtienne l'agréement, sur des produits qui seraient "aux standards d'il y a 30 ou 40 ans" ! Comme l'avance Géard Planas...... Mais je dois reconnaître que, sur l'adaptation au réchauffement climatique, un retard national d'au moins 20 ans est doublement une évidence : - au niveau le plus global (stratégie nationale) par la mise à l'écart, sous le surnom de "nomadisation", des possibilités de montées en altitude à quelques dizaines de km des vignobles existants dans tout l'arc méditerranéen français. - au niveau micro-local, par la proposition (encore sur la table en 2022 !) d'exclure d'une aire AOP du sud de la vallée du Rhône, des parcelles plantées sur un versant nord ! Pour ne citer que 2 exemples ... On croit cauchemarder, là aussi.
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Jeff Carrel Le 15 mars 2022 à 13:55:12
nous avons vinifié ce "grenache" bouquet cette année, oui c'est un cépage d'avenir pour nos AOP !
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