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2 idées neuves pour sécuriser la production viticole
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Lutte contre les aléas climatiques
2 idées neuves pour sécuriser la production viticole

Un groupe de travail viticole explore deux pistes pour assurer l’approvisionnement des marchés malgré une récolte déficitaire : le financement interprofessionnel du VCI et le stockage de moûts.
Par Bertrand Collard Le 03 mars 2022
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Christophe Bou, coprésident de l'interprofession des vins du Sud-Ouest plaide pour un financement interprofessionnel des VCI - crédit photo : DR
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 L’état ne peut pas nous venir en aide tout le temps. Il faut qu’on prenne les choses en mains, pose Christophe Bou, coprésident de l’interprofession des vins du Sud-Ouest (IVSO) et vigneron à Coufouleux dans le Tarn. Il faut agrandir la caisse à outils pour assurer le risque climatique, donner les moyens à tous de réguler les stocks car le plus important c’est d’avoir du produit pour garder les marchés. »

Un groupe de travail planche sur ce sujet réunissant l’IVSO, Intervins Sud-Est, InterOc, InterLoire, la Cnaoc et Vin IGP. Deux idées sont à l’étude : autoriser le financement des Volumes Complémentaires Individuels (VCI) par les interprofessions et le stockage de ces VCI sous forme de moûts, dans le cas des blancs et des rosés.

Partager la charge des stocks

La première idée part du constat que le VCI se développe peu chez les vignerons vendant en vrac car c’est à eux seuls de financer ces stocks alors qu’ils contribuent à un approvisionnement équilibré du négoce. Autoriser les interprofessions à utiliser les Cotisations Volontaires Obligatoires (CVO) pour financer ces stocks reviendrait à partager cette charge entre la production et le négoce.

Quant au stockage des VCI sous forme de moûts, il apparaît nécessaire pour préserver le profil des produits mis en marché. En effet, alors que les vins blancs et les rosés thiolés perdent rapidement leur éclat aromatique, les moûts conservent ces arômes intacts sous forme de potentiel tant qu’ils sont stockés au froid.

Vinifier les moûts au fil de l'eau

« Après 18 mois, les blancs et les rosés ont perdu leur profil thiolé, détaille Christophe Bou. L’idée c’est de garder ces vins en moûts et de les vinifier au fil de l’eau. » Reste à préciser les modalités concrètes de ces dispositions et à obtenir l’aval des ministères de l’agriculture et de l’économie.

Pour Christophe Bou, il en va de la pérennité de la filière. « Si on sécurise la production, il sera plus facile d’installer des jeunes », assure-t-il.

 

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