Accueil / Viticulture / Un nouveau label bio intégrant des paramètres sociétaux (juste prix, salaires valorisés...)
Un nouveau label bio intégrant des paramètres sociétaux (juste prix, salaires valorisés...)
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

FNAB
Un nouveau label bio intégrant des paramètres sociétaux (juste prix, salaires valorisés...)

La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique propose à ses adhérents de se faire auditer sur neuf critères relatifs au bien-être au travail. Les agriculteurs qui ne souhaiteront pas bénéficier de ce nouveau label ne perdront pas leur certification AB.
Par Marion Bazireau Le 16 février 2022
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Un nouveau label bio intégrant des paramètres sociétaux (juste prix, salaires valorisés...)
Les premières certifications d'agriculteurs et viticulteurs sont prévues pour septembre 2022. - crédit photo : Fnab
L

a Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (Fnab) ne veut plus se contenter d’un cahier des charges uniquement basé sur l’itinéraire technique. « Nous devons continuer à protéger l’environnement mais également nous soucier du bien-être au travail des exploitants et de leurs salariés » affirme Philippe Camburet, le président de la FNAB.

Conscient que la croissance du marché bio attire de nouveaux acteurs pas toujours préoccupés par la question sociale, « et pour être totalement à l’aise avec les consommateurs », le président de l’association annonce la création d’un nouveau label, le label « FNAB », issu d’une année de travail avec de nombreux partenaires et syndicats.

Les agriculteurs et viticulteurs qui voudront l’obtenir devront justifier le respect de neuf nouveaux critères, à commencer par le suivi d’une formation à une méthodologie de fixation du juste prix de vente de leurs productions.

« Embaucher dans de bonnes conditions ne peut se faire sans système rentable » explique Christophe Osmont, paysan bio en charge de l’innovation sociale pour la Fnab. Après cette formation, l’agriculteur saura fixer son prix en intégrant tous les coûts de production, les investissements sur l’exploitation et les aléas climatiques.

Formation, rémunération

Les huit autres critères concernent l’ensemble des personnes travaillant sur les fermes : la formation des chefs d’exploitation au rôle d’employeur; la formation continue des salariés (2 jours tous les 2 ans), l’exclusion du statut de conjoint collaborateur sous 3 ans, l’encadrement de l’accueil des stagiaires et woofeurs (un à trois stagiaires maximum à la fois suivant la dimension des fermes et pas plus de deux woofeurs), l’interdiction du recours à la main d’œuvre étrangère sous statut de travailleur détaché, l’obligation d’information des salariés via un livret d’accueil, la consultation des salariés sur les questions d’organisation du travail, par le biais d’au moins deux réunions d’équipe par an et une meilleure rémunération des salariés (prise en compte de l’ancienneté y compris pour les saisonniers réguliers, l’intéressement des salariés, le versement de primes ou encore des rémunérations supérieures de 10 % à celles prévues par la convention collective).

« Une seconde brique de critères favorisant la biodiversité sera intégrée à notre cahier des charges dès cette année » indique Stéphanie Pageot, éleveuse laitière en charge du label FNAB.

Les premières certifications auront lieu en septembre 2022, pour un coût supplémentaire de moins de 100 € par rapport au seul label AB. Elles seront valables 3 ans.

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (4)
Jicé Le 17 février 2022 à 21:18:13
Interessante initiative qui va dans le (bon) sens de l?histoire et des attentes sociétales et qui, finalement, revient à labelliser des pratiques simplement respectueuses. Mais c?est vrai que cela alimente encore la profusion de labels avec chaque fois une nouvelle définition, un nouveau périmètre et surtout une nouvelle notoriété à recréer. Sans compter avec la cotisation additionnelle et avec le dilemme créé par la nécessité de réduire notre impact face au besoin d?agrandir sans cesse nos étiquettes ?? On en vient à passer plus de temps à expliquer le contenu de l?étiquette que celui de la bouteille. Il faudrait maintenant agir à faire converger les différentes initiatives avec le risque de voir s?y opposer les défenseurs de chapelles et ceux qui pensent pouvoir afficher ces labels comme des éléments marketing différenciants. Alors qu?il serait tellement plus utile de communiquer collégialement sur l?engagement collectif de la profession à faire évoluer ses pratiques. Cela permettrait à la fois de rassurer les consommateurs et d?attirer les talents, deux facteurs qui alimenteraient le cercle vertueux vers une viticulture responsable dans laquelle nous somme toujours plus nombreux à nous engager. Et aussi, au bout du compte, de donner à ce label unifié une visibilité et une notoriété propres à convaincre les plus hésitants d?entre nous.
Signaler ce contenu comme inapproprié
bnb Le 17 février 2022 à 12:23:58
Toujours une question de fric ! bravo la FNAB !!
Signaler ce contenu comme inapproprié
fab bio Le 16 février 2022 à 19:02:21
Trop de Labels tuent les Labels. Au final les consommateurs ne vont pas s'y retrouver.
Signaler ce contenu comme inapproprié
Benji Le 16 février 2022 à 11:07:12
Le bio modifie son label sans l?imposer, donc bientôt des bios en démarche RSE et économiquement viable vont côtoyer des bios sans aucune de ces contraintes! Mais toujours pas d?obligation de certification de l?enseigne de l?exploitation contrairement au HVE qui intègre déjà ces contraintes et va évoluer en supprimant la voie B
Signaler ce contenu comme inapproprié
vitijob.com, emploi vigne et vin
Charente / Charente-Maritime / Deux-Sèvres ... - CDI
Côte-d'Or - Alternance/Apprentissage
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé