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-0,4 %, les ventes de vins bio reculent pour la première fois en grande distribution
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Marché français
-0,4 %, les ventes de vins bio reculent pour la première fois en grande distribution

Si la dynamique commerciale des cuvées biologiques reste plus performante que celle des étiquettes conventionnelles, l’année 2021 marque un arrêt dans la croissance continue de la catégorie.
Par Alexandre Abellan Le 24 janvier 2022
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-0,4 %, les ventes de vins bio reculent pour la première fois en grande distribution
En hausse continue depuis des années, les volumes de vins bio vendus en grandes surfaces accusent le coup en 2021. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
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n 2021, les ventes de vins bio en grande distribution s’élèvent à 36,2 millions de litres, pour un chiffre d’affaires de 271,2 millions d’euros d’après les panels IRI. Soit des évolutions respectives de -0,4 % en volume et +2,8 % en valeur par rapport à 2020 (voir infographies ci-dessous). « Comme nous l’observons sur l’ensemble des marchés de grande consommation, la croissance semble cassée pour le bio sur les vins » commente Éric Marzec, directeur de clientèle pour les liquides chez IRI.

Notant que la catégorie des vins bio reste mieux orientée que le conventionnel (-4,8 % en volume et -1,1 % en valeur, avec 880,7 millions de litres pour 4,3 milliards €), l’analyste souligne que « c’est la première année où ses volumes ne se développent plus. A-t-on atteint un palier ? » En termes de valorisation, la dynamique ralentit également, mais reste forte. Représentant un peu moins de 4 % des ventes de vins en GD, le bio pèse pour quasiment 6 % des ventes du rayon en 2021.

La seule déclaration du bio ne suffit plus

Au niveau des consommateurs, Éric Marzec explique ce soudain repli par une nécessité d’étoffer le discours et les engagements de l’offre bio. « La seule déclaration du bio ne suffit plus. Il faut l’associer à d’autres promesses : bio/local, bio/sain pour la santé, etc. Pour lui donner tout son sens et permettre aux marques de se développer. Peindre en vert sa bouteille ou son logo ne suffit plus ! » indique l’analyste. De quoi renforcer au sein de la filière les réflexions de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

 

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Tous les commentaires (2)
Benji Le 25 janvier 2022 à 00:04:44
Voilà le résultat de vouloir répondre au lobby du bio bussiness sans correspondre au réel besoin que représente le bio! Que va t il en rester quand les hectares en conversion vont inonder ce marché déjà saturé ?
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slow Le 24 janvier 2022 à 08:49:34
les gens s'aperçoivent que les vins faits en bio ne sont pas meilleurs et qu'ils sont plus chères.
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