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Point stratégique
Catherine Motheron préside les ambitions des vins IGP du Val de Loire

Réélue présidente de l'ODG, la vigneronne angevine souhaite renforcer la place des IGP Val de Loire dans l'offre globale de la Loire. Premier chantier : produire au rendement.
Par Patrick Touchais Le 03 décembre 2021
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Catherine Motheron préside les ambitions des vins IGP du Val de Loire
Catherine Motheron, présidente des IGP Val de Loire souhaite en faire “un socle fort”. - crédit photo : Patrick Touchais
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igneronne à Martigné-Briand en Anjou, Catherine Motheron a été réélue récemment à la présidence de l’ODG des IGP du Val de Loire pour un troisième mandat de trois ans. Une période qui s’ouvre avec de nombreux projets pour structurer l’offre de ces vins, qui sont souvent un complément de gamme des appellations chez les producteurs ligériens avec pour conséquence un effet de yoyo dans les volumes : plus de 330 000 hl en 2018, 220 000 en 2019 et près de 300 000 en 2020. Dans ce vignoble mixte, selon les années, les vignerons font des arbitrages entre les AOC et les IGP à la récolte.

Pour les responsables de l’ODG, il faut lutter contre ces hauts et bas qui ne permettent pas d’approvisionner les marchés régulièrement. Pour cela, ils souhaitent travailler sur la technique pour que les producteurs dédient des parcelles à l’IGP en visant le rendement ad hoc de 90 hl/ha, car dans les faits, 85 % des vignerons suivent le même itinéraire technique pour les AOC et les IGP.

L’ODG va donc structurer un réseau de suivi en s’appuyant sur des vignerons dont les parcelles parviennent à atteindre le rendement. Hors aléas climatiques. “On souhaite montrer qu’on peut produire suffisamment et régulièrement pour valoriser l’IGP, en jouant sur le rendement mais aussi sur les coûts de production en testant par exemple, la taille mécanique”, indique Catherine Motheron. Ce sera aussi l’occasion de tester différents cépages résistants. Sept sont actuellement autorisés en IGP Val de Loire. D’autres pourraient rentrer prochainement dans le cahier des charges.

Aujourd’hui, certains produits, comme le sauvignon – un tiers du volume global – affiche de belles performances à l’export notamment. Mais l’ODG porte également des ambitions sur le rosé.  “On travaille avec les appellations de rosés secs du Val de Loire, en particulier le Rosé de Loire et l’AOC Touraine pour bâtir une vraie hiérarchie et faire en sorte que l’IGP soit un socle fort”, précise Catherine Motheron. En 2020, l’IGP rosé pesait quelque 60 000 hl. Objectif : proposer aux marchés, à l’export notamment, un produit qui porte le nom Loire. “Des négociants se disent intéressés”, confie la présidente. Sur ce point, Catherine Motheron attend un engagement de la part du négoce, via la signature de contrats pluriannuels. “Ce sera un point structurant et déterminant”, conclut Catherine Motheron.

 

 

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Tous les commentaires (1)
J.Henry DAVENCE Le 03 décembre 2021 à 15:06:05
Quel titre ronflant!!! Présider les ambitions de l'IGP va al de Loire. Produire 90 hl/ha en IGP n'arrive que les millésimes ou les AOC font le plein également. La "stratégie ambitieuse" consiste en une règle de trois avec comme variable le rendement de l'IGP multiplié par le prix hl de ce dernier comparé au rendement AOC multiplié par le prix hl de ce dernier. Ajoutez à cela une partie du négoce opportuniste sur l'un ou l'autre de ces segments et vous avez le cocktail parfait pour empêcher toute tentative de hiérarchie ambitieuse. Seule une vraie affectation parcellaire pluriannuelle dans le segment IGP pourrait changer les choses. Mais de cela les producteurs et les négociants ne veulent pas...
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