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Les 3 marchés à prospecter en 2022 pour les exportateurs de vins

"Où exporter ?" Les destinations porteuses ne manquent pas pour les vins et spiritueux promet le dernier livre blanc de Business France.
Par Alexandre Abellan Le 18 novembre 2021
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Les 3 marchés à prospecter en 2022 pour les exportateurs de vins
Pour prospecter, Business France conseille de privilégier « les grands salons internationaux WineParis & Vinexpo Paris, ProWein à Düsseldorf et Tang Jiu Hui à Chengdu ». - crédit photo : Business France (tastin'France, archives)
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i les trois premiers marchés des vins français sont particulièrement (États-Unis, Royaume-Uni et Allemagne), des opportunités sont à saisir sur les « trois marchés à potentiel pour 2022 » que sont la Corée du Sud, la Suède et l’Australie indique le livre blanc Agro : où exporter, réalisé par l’agence Business France pour le ministère de l’Agriculture.

Bénéficiant depuis 2011 d’un accord de libre-échange porteur en Corée du Sud, les vins français peuvent s’y appuyer actuellement sur l’« occidentalisation des goûts et la prémiumisation de l’offre, l’intérêt croissant pour des produits sains, bio (reconnaissance des labels) » indique Business France, qui souligne des « opportunités pour des produits gourmets à forte valeur ajoutée » comme les vins, alors que « les produits français sont associés au haut de gamme ». Point négatif en matière de compétitivité, « les produits [français] sont jugés onéreux et parfois difficiles à appréhender. »

Concurrence internationale

En Suède, les consommateurs sont « dotés d’une forte sensibilité environnementale, la durabilité et l’origine des produits deviennent des critères clés pour les Suédois qui priorisent davantage les alternatives saines et végétales ». Alors que le monopole d’état, le Systembolaget, applique de nouveaux critères de choix dans ses appels d’offre, « les consommateurs suédois sont de vrais gourmets, curieux, à la recherche de produits innovants et sont prêts à payer plus chers pour des produits de qualité » indique Business France. Qui note cependant qu’avec le « manque de compétitivité des produits français face à la concurrence internationale proposant des prix plus attractifs […] toutefois, les produits français sont encore peu accessibles en raison de leur prix élevé, qui est notamment lié aux coûts de transport et de logistique importants ».

L’éloignement géographique et son coût logistique pèsent encore plus fortement en Australie, où s’ajoute une « forte concurrence mondiale et locale sur certains produits (produits laitiers, produits de la mer, vins, équipements, etc.) » liste Business France, qui note cependant les discussions sur un accord de libre échange entre l’Union Européenne et l’Australie. Relevant que « la prémiumisation de l’offre se poursuit, portée par le revenu élevé des ménages australiens », les experts ajoutent que « le prix reste toutefois un critère important, les produits français étant plutôt perçus comme offrant un rapport qualité-prix raisonnable sur le marché australien. » Ce qui explique le développement des Marques De Distributeurs (MDD).

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