LE FIL

Pire qu'en 1991

-75 % de raisins pour les vignerons du Muscadet

Vendredi 10 septembre 2021 par Marion Bazireau

Certains vignerons ne sortiront pas la machine pour éviter l’oxydation des baies.
Certains vignerons ne sortiront pas la machine pour éviter l’oxydation des baies. - crédit photo : DR
Les vignerons ont réussi à contenir le mildiou, l’oïdium, et n’ont pas été confrontés au botrytis. Leur vendange sera belle en qualité mais pas en quantité. La Fédération des vins de Nantes annonce une récolte moyenne de 15 hectolitres par hectare.

Président de la Fédération des vins de Nantes, Christian Gauthier se montre d’abord rassurant. « La météo de ces derniers jours a été bonne, nous avons très peu d’eau et une semaine venteuse qui a bien asséché le mildiou et l’oïdium ».

Peu habitués à devoir protéger leurs vignes aussi loin dans la saison, les vignerons sont finalement parvenus à préserver les grappes du melon de Bourgogne. Et le botrytis n’est pas venu jouer les trouble-fêtes.

"Le mal était déjà fait"

Le mal était malheureusement déjà fait. « Le melon a été complètement défloré par les épisodes de gel d’avril. Nous ne récolterons au maximum que 120 000 hectolitres sur les quelques 7 000 hectares que compte l’appellation Muscadet, contre 400 000 en temps normal » annonce le président.

Les prélèvements réalisés ce jeudi 9 septembre montrent une belle évolution de la maturité. Les raisins dépassent désormais les 10% d’alcool potentiel. « Leur acidité totale reste cependant haute, supérieure à 6 g/L, avec une grosse dominante de malique » précise Christian Gauthier.

15 hl/ha

Le ban des vendanges sera levé le 14 ou le 15. Le Président de la Fédération conseille cependant à chaque vigneron de bien faire le tour de ses parcelles. La majorité ne rentrera qu’autour de 15 hl/ha.

« Alors que 95 % des vendanges sont mécaniques, certains envisagent de récolter à la main pour éviter l’oxydation le temps de remplir les bacs des machines ».

Les étudiants ayant repris les cours, beaucoup feront appel au groupement d’employeurs. « D’autres vont s’arranger entre eux pour faire tourner deux machines à vendanger sur une même parcelle, indique Christian Gauthier. L’entraide est primordiale cette année, pour la qualité comme pour le moral ».

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé