LE FIL

Vin de Chinon

2019 n’est pas qu’un millésime à virus, la preuve avec "la cuvée qu’on vide 19"

Vendredi 19 février 2021 par Alexandre Abellan

Yves Plaisantin propose un cabernet franc sur le fruit, provenant de terroirs de gravier, avec une macération courte pour un vin facile à boire, sur la légèreté et la fraîcheur.
Yves Plaisantin propose un cabernet franc sur le fruit, provenant de terroirs de gravier, avec une macération courte pour un vin facile à boire, sur la légèreté et la fraîcheur. - crédit photo : DR
Le domaine Jaulin-Plaisantin lance une cuvée mettant un peu d’humour dans la crise covid et suscitant déjà l’intérêt des cavistes et consommateurs grâce aux réseaux sociaux.

« La Cuvée Qu’on vide 19 », un nom malicieusement simple et percutant pour une étiquette en cours de lancement. « L’idée m’est venue un jour de vendanges, j’ai mis du temps à le concrétiser, mais c’est aussi simple que ça » rapporte Yves Plaisantin, le copropriétaire du domaine Jaulin-Plaisantin (16 hectares de vignes certifiées bio en AOC Chinon). S’inspirant des graphismes des gestes barrières contre la pandémie de covid-19 sur son étiquette, la cuvée explique sur sa contre-étiquette que « l’année 2019 n’a pas seulement apporté un virus, elle a aussi amené un joli millésime » indique Yves Plaisantin.

En cours de lancement auprès des clients cavistes du domaine, la cuvée intéresse également de nouveaux contacts, professionnels et particuliers. « J’utilise peu les réseaux sociaux et je me disais qu’il fallait que je m’y mette comme ils sont devenus inévitables » rapporte Yves Plaisantin, qui après une publication sur Facebook se dit « très heureusement surpris par le niveau des partages et de l’intérêt ».

"Rebondir et repartir"

Mettant en marché 6 000 bouteilles de la « cuvée qu’on vide », le domaine produit annuellement 30 000 cols de vin (le reste de la production étant vendu en raisin ou en vrac). En 2020, seules 20 000 bouteilles ont été commercialisées, avec la chute des achats de grossistes pour la restauration et l’impact des taxes Trump sur le marché américain. « Si cette petite cuvée peut nous permettre de rebondir et de repartir sur une nouvelle dynamique, ce serait bien » note Yves Plaisantin, ajoutant qu’il s’agit d’une étiquette éphémère : « j’espère que l’on n’en parlera plus dans 3-4 mois. Ce serait inquiétant si on la faisait encore dans dix ans... Nous n’avons pas l’intention de capitaliser dessus ! »

Pour l’avenir, le domaine Jaulin-Plaisantin mise sur les vins blancs, avec une campagne de surgreffage de ses pieds de cabernet franc en chenin blanc (ce dernier cépage représentant actuellement 1,4 ha du domaine). « Le cabernet franc n’est pas le cépage le plus facile à vendre, il n’y pas d’engouement populaire avec son profil tannique. Alors qu’il y a de la demande et de la valorisation pour le chenin en Chinon blanc » conclut Yves Plaisantin.

 

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