LE FIL

Let it BiB !

Ils passent aux vins en bag-in-box

Vendredi 05 février 2021 par Laurie Andrès

Exemples de lancements de BIB.
Exemples de lancements de BIB. - crédit photo : Vignerons Ardéchois
+31% en rosé, +33% pour le blanc et, et +41% pour le rouge, les Bag-in-Box ardéchois ont la côte chez Monop’ en 2020. Un format qui n’a cessé de grignoter des parts de marché depuis les années 2000 et qui confirme l’engouement des consommateurs pour ce conditionnement alternatif.

Ne l’appelez pas « cubi » ! «  Le Bag-in-Box », contrairement à son voisin bénéficie d’un atout supplémentaire qui est celui de pouvoir garder le vin grâce à sa poche plastique permettant d’éviter tout contact avec l’air.

Pratique, adapté à une consommation nomade et moindre (en France en 1980, on buvait 88 litres de vinpersonnean contre 44 litres en 2015 : source FranceAgrimer), le BiB continue de séduire les consommateurs qui y voient plus qu’un ami du barbecue. Pour preuve, près d’1/4 des ménages français se sont déjà tournés vers « le sac dans une boîte », une tendance confirmée en 2020 où la consommation à domicile et les injonctions à rester à la maison se sont succédées.

Esthétique et qualitatif

Si le BiB reste une alternative (16 % des linéaires en GD), sa progression notamment dans les points de vente urbains se confirme. Avec sa gamme « Village de caractère », l’Union des Vignerons Ardéchois a su séduire les adeptes de la supérette CSP+, Monoprix. La raison de ce succès : un format pratique de 3 litres,  vendu au prix attractif de 11,90€ et un packaging soigné dont le design a été confié à un artiste local et qui fait suite à une stratégie engagée dès 2018 avec l’enseigne de centre-ville. Selon Philippe Dry, directeur des Vignerons Ardéchois, ces Bag-in-Box sont « adaptés à la consommation citadine, ce format 3 litres a su plaire, surtout en période de confinement. Pratique, léger, esthétique et qualitatif, ce gabarit correspond à une nouvelle génération de consommateurs CSP+ moins attachés à la bouteille et plus au contenu. »

Même constat pour Jean-Claude Mas (Domaines Paul Mas) à Pézenas, qui lance un BiB avec une cuvée signature « Le Viognier », disponible en GD (11,90€ / 3 litres). Avec un visuel représentant la propriété entourée de vignes et d’oliviers, et qui fleure bon le terroir, celui qu’on considère comme l’un des pionniers de la « Nouvelle Vague » dans le Languedoc vise juste en continuant de diffuser le « luxe rural » sur un format plébiscité par un marché en pleine croissance mais qui tend cependant à stagner.

Un BiB qui plait esthétiquement et continue sa mue si bien que les 18-24 ans ont enregistré la plus forte progression ces dernières années. (13,7% de taux de pénétration du BIB - source KantalWorldPanel), même constat pour la tranche 35-49 ans qui prend de l’ampleur, reflet d’une consommation nomade et davantage décontractée.

Surfant sur la « BiBmania », les Vignerons Ardéchois entendent en 2021 développer le réseau cavistes avec une autre cuvée sous la marque « Orélie » en BiB de 3 litres et aux couleurs flashy disponible en rouge, blanc et rosé tout en reconnaissant la place de ce format dans les habitudes de consommation "le BiB et la bouteille sont complémentaires et offrent de nouvelles opportunités de consommation” selon Philippe Dry, directeur de l’Union des Vignerons Ardéchois.

Autre effet de levier et pas des moindres, la dimension écologique accordée au Bag-In-Box, bien moins gourmand que la bouteille, le BiB, au-delà de sa practicité  (poignée, robinet doseur, excellente conservation après ouverture), incassable, esthétique (photos, étiquettes, graphisme des lignes de produits) affiche un bilan carbone 6 fois moins élevé (pour un BiB de 3 litres) que pour une bouteille de 0,75 cl . Un argument qui fait mouche auprès de consommateurs moins portés sur la bouteille qui en plus de vouloir boire « bon » et « beau », veulent aussi boire « bien ».  Tant mieux pour la planète.


 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé