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Alliance parlementaire

Nathalie Delattre et Philippe Huppé réélus à la présidence des élus du vin

Mardi 24 novembre 2020 par Alexandre Abellan

L'organigramme de l'ANEV reste globalement inchangé, à l'exception de l'arrivée d'un nouveau secrétaire général : le vigneron champenois Vincent Léglantier, élu municipal à Sézanne.
L'organigramme de l'ANEV reste globalement inchangé, à l'exception de l'arrivée d'un nouveau secrétaire général : le vigneron champenois Vincent Léglantier, élu municipal à Sézanne. - crédit photo : ANEV
Transpartisane, l’Association Nationale des Élus de la Vigne et du Vin vient de reconduire à sa tête la sénatrice de la Gironde et le député de la cinquième circonscription de l’Hérault.

Réunie en visioconférence ce 23 novembre, l’assemblée générale de l’Association Nationale des Élus de la Vigne et du Vin (ANEV) reconduit à sa présidence Nathalie Delattre, la sénatrice de la Gironde (Rassemblement Démocratique et Social Européen) et Philippe Huppé, le député de la cinquième circonscription de l’Hérault (La République en marche). Elus au printemps 2018, les deux co-présidents ont tiré le bilan 2018-2020 de leurs actions, entre avancées concernant la prolongation des autorisations européennes régulant les plantations de vigne après 2030 (en discussion à Bruxelles), appels sans suite à la mise en place d’un fonds de compensation aux surtaxes américaines ciblant depuis un an les vins français (auxquelles l’Europe vient de répondre par la pareille) et surtout mobilisations sur les mesures de soutien au vignoble touché par la pandémie de coronavirus (qui ne sont toujours pas satisfaisantes pour la production).

Des résultats en demie-teinte qui alimentent des désirs d’avancées législatives. Vice-présidente du Sénat, Nathalie Delattre vient ainsi de cosigner deux amendements du sénateur Daniel Laurent (Les Républicains) à la première partie de la loi de finances pour 2021 afin d’« étendre le bénéfice de la déduction pour épargne de précaution aux entreprises agricoles relevant du régime d’imposition sur les sociétés [et de] favoriser la stabilité du foncier en allégeant la fiscalité applicable aux bénéficiaires d’une transmission à titre gratuit de bien ruraux loués par bail à long terme ». Le gouvernement s’étant opposé aux amendements, leur sort en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale reste incertain.

"Grenelle de la viticulture"

Au-delà du chamboulement des priorités lié à la crise sanitaire, Philippe Huppé appelle à la vigilance sur les dossiers travaillés précédemment par l'ANEV. « Les sujets de la santé (Dry January, "le vin c'est de l'alcool"...) et d'environnement (Zones de Non Traitement, glyphosate, cuivre...) reviendront très vite quand on aura passé le cap du coronavirus. Alors que la filière vin est de moins en moins défendue, parce que les Français consomment moins de vin » prévient le député languedocien. « Les évolutions de la société, des mentalités et du climat vont impacter la vigne. Nous ne pouvons plus discuter seulement avec le ministre de l'Agriculture. Nous devons aussi nous adresser au ministre de la Santé, aux secrétaires d'Etat aux entreprises, à l'export, au tourisme... » plaide Philippe Huppé, maintenant la demande de l'ANEV d’un Grenelle de la viticulture (une table-ronde entre les organisations professionnelles vitivinicoles et les pouvoirs publics évoquée en septembre 2019).

314 membres

L'ANEV indique réunir 314 membres cette fin 2020 (avec 240 élus locaux/collectivités locales, 39 sénateurs, 32 députés, 2 départements et 1 région).

 

 

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