LE FIL

La taxe sur les "vinpops", une brèche dans la taxation des vins ?

Vendredi 25 octobre 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Au vu de l’adoption par l'Assemblée nationale de la taxe sur les « vinpops », il vient naturellement à l’esprit une question : l’étau se resserre-t-il ? L’instauration prochaine d’une taxe sur les vins à IG et autres vins de France va-t-elle finir par s’imposer ? Déjà proposé l’année dernière, l’amendement sur les « vinpops » avait été retoqué, car il s’appliquait de façon trop large et la taxe était jugée trop importante, conduisant à tripler le prix de ces vins aromatisés. Ayant revu ses ambitions à la baisse, cette année, l’amendement reçoit l’aval des députés. La taxe est clairement présentée comme un outil comportemental. La validation de son efficacité se fera au regard de l’évolution du volume des ventes. Or, on le sait, les BABV ont du plomb dans l’aile. Après une vague d’euphorie où les achats de rosés pamplemousse gagnaient des parts de marché à tout-va, les dernières années montrent un essoufflement, voire un désintérêt des consommateurs pour ces boissons. Et à moins de nouvelles innovations sur le segment, il apparaît clair que le segment s’acheminait vers un rythme de croisière (option optimiste) ou s’engageait dans une pente descendante qui pouvait remettre en question son existence. La taxe sur les "vinpops" a toutes les chances d’être perçue comme efficace, de part la nature même du déclin de ce segment... déclin qui s'explique en particulier par l'essor de la consommation de bières aromatisées, elles-mêmes déjà taxées. Et tout l’enjeu sera de percevoir si la taxe accélère l’essoufflement, ce qui n'est pas simple mais réalisable. Mais aussi d’être en mesure d’expliquer comment éduquer et transmettre les bons comportements en matière de consommation d’alcool. Sur ce point, des recherches sont en cours, menées par Kedge. Réponse dans 3 ans…

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