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Languedoc

Les nuits fraîches relancent la maturation

Lundi 19 août 2019 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 11/09/2019 10:06:38

Le retour des nuits fraîches permet aux vignes du Languedoc de réaliser leur maturation.
Le retour des nuits fraîches permet aux vignes du Languedoc de réaliser leur maturation. - crédit photo : CC0 Creative Commons
Le retour des nuits fraîches est salvateur pour la maturation des baies. Reste une inquiétude de poids : le déficit pluviométrique qui se fait sentir à la vigne.

« Avec les nuits fraîches, la maturation avance bien » constate Laurent Gourdon, chef de service de la chambre d’Agriculture de l’Hérault. Mais celui-ci nuance d'emblée, la situation est bien différente suivant la valeur de réserve utile des sols. En effet, la région manque d’eau : après l’automne 2018 où des quantités d’eau satisfaisante sont tombées, les mois se suivent et se ressemblent plus ou moins : l’apport hydrique est très insuffisant.

Tout va bien en terres profondes

« Dans les vignobles implantés en terres profondes, avec des réserves utiles élevées, la maturation se passe bien. Les rendements devaient être proches de la normale » estime Laurent Gourdon. Mais, dès que l’on monte sur les côteaux, en sols superficiels, le tableau change diamétralement. La vigne souffre de déficit hydrique, en absence d’irrigation. La maturation est beaucoup plus lente…

Petites baies

Par ailleurs, si certains ont déjà commencé à vendanger, et notamment le Château Champ des Sœurs dans l’Aude, la récolte n’est pas pour tout de suite dans la majorité des cas. L’ICV estime le retard phénologique à 7 à 10 jours de retard par rapport à 2018 (relevés effectués le 6 août dernier), suite à une surface foliaire réduite et un impact marqué des fortes chaleurs. Le retard est de 14 jours par rapport à 2017. C’est l’un des plus tardif depuis 2013. Les baies sont de petite taille. L’ICV estime qu’elles sont 18 % moins grandes que celles de 2018 et 28 % que celles de 2017. L’Institut relève également un manque de jus à la dégustation.

Par ailleurs, l’impact de l’échaudage spectaculaire survenu lors de la canicule de juin dernier reste encore à évaluer précisément. Mais, note l’ICV, « les dégâts sur raisins sont plus marqués à la véraison que ce que les observations de juillet laissaient penser : coups de soleil fréquents sur les grappes exposées, échaudage total ou partiel des grappes, avec des desséchements parfois spectaculaires ».

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