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Les bonnes pratiques de Bordeaux à la carte

Mardi 11 avril 2017 par Alexandre Abellan

Au lancement, on dénombre 105 entreprises engagées, allant des châteaux classés aux groupements de propriétés, en passant par les caves coopératives et syndicats viticoles.Au lancement, on dénombre 105 entreprises engagées, allant des châteaux classés aux groupements de propriétés, en passant par les caves coopératives et syndicats viticoles. - crédit photo : CIVB
Au lancement du site grand public « BordeauxVignobleEngagé », une cartographie recueille les initiatives vertueuses de 105 entreprises viti-vinicoles girondines.

Alors que les vignes bordelaises bourgeonnent et que le début de la campagne de traitement phyto approche, le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) prend la main sur le débat des bonnes pratiques environnementales. Baptisé BordeauxVignobleEngagé.com, le site dédié aux bonnes pratiques de ses opérateurs doit montrer par l’exemple la mobilisation girondine pour la réduction des intrants, la protection de la biodiversité… En somme, toutes « les initiatives engagées par les viticulteurs, négociants, caves coopératives et Organismes de Défense et de Gestion du bordelais en faveur du développement durable* » explique un communiqué.

Annoncé ce 14 février, lors du neuvième forum environnemental des vins de Bordeaux, cet outil en ligne compte recenser un maximum d’initiatives individuelles et collectives. Basée sur le volontariat des acteurs girondins, cette carte témoigne d’une volonté de transparence et d’ouverture au dialogue, après une année placée sous le signe des débats. Et de plus en plus sur des difficultés de cohabitation. « C’est en comprenant les attentes des riverains, en expliquant nos métiers, en tissant des liens amicaux de dialogue constructif et d’échanges d’informations que nous apaiserons les relations entre professionnels et voisinage » estimait ce 14 février Allan Sichel, le président du CIVB.

Greenwashing

Comme attendu, cette communication sur les bonnes pratiques actuelles est accueillie glacialement par les anti-phytos. « C'est un outil hypocrite de soutien aux pratiques conventionnelles » tacle Valérie Murat, porte-parole de l’association Alerte aux Toxiques. « La trouille du CIVB, c'est de subir une crise médiatique. Ils font tout pour calmer la grogne par des annonces. C'est un symbole du double langage institutionnel » maintient-elle. Il faut dire que l’interprofession n’essaie pas de convaincre les activistes, mais le grand public.

Ainsi que les professionnels, pour conduire à une émulation entre domaines voisins et espérer décupler les initiatives. Un effet boule de neige au cœur de la démarche de Système de Management Environnemental. Pilotée par le CIVB, la plateforme réunit aujourd’hui 680 opérateurs.

 

* : Le concept étant pris dans son sens large, c’est-à-dire « au bénéfice de l'environnement, mais aussi, de la cohésion sociale, de la protection des salariés, ou encore, de l'économie et de l’énergie » précise le CIVB.

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