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À quoi joue-t-on ? À améliorer l'empreinte carbone du vignoble !

À Angers, l’Esa vient de créer un jeu “sérieux” pour tenter de corriger son empreinte environnementale. Une méthode qui s’appuie sur l’analyse du cycle de vie, via un logiciel développé également en interne.
Par Patrick Touchais Le 16 janvier 2023
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À quoi joue-t-on ? À améliorer l'empreinte carbone du vignoble !
Les étudiants de l’Esa aux côtés de leur professeur Christel Renaud-Gentié sont chargés de promouvoir le Vitigame. - crédit photo : Patrick Touchais
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ouble récompense pour l’Esa d’Angers au concours Sival Innovation. L’Ecole Supérieure des Agricultures a obtenu deux Sival de bronze pour des nouveautés développées en interne avec différents partenaires*. Deux créations dont l’une nourrit l’autre.

La première est un logiciel, baptisé Vit’LCA, permettant de calculer en ligne l’empreinte environnementale des pratiques viticoles tout au long du cycle de vie. “Il s’agit d’évaluer les impacts de la viticulture sur l’environnement (air, sol, eau, et ressources consommées) en tenant compte de tous les intrants et matériels tout au long de leur cycle de vie, de la fabrication du tracteur jusqu’à sa consommation de carburant par exemple”, détaille Christel Renaud-Gentié, enseignante à l’Esa et pilote du projet. Une fois tous les paramètres enregistrés, l’objectif est de créer – ou de corriger – au sein de l’exploitation viticole, un itinéraire le moins impactant possible.

Serious game

Pour démocratiser le logiciel et le populariser, les différents partenaires du projet ont eu l’idée de concevoir un jeu : le Vitigame. “Un jeu sérieux”, précise immédiatement Christel Renaud-Gentié. Il prend la forme d’un jeu de plateau, avec toute une série de cartes. Concrètement, guidés par un maître du jeu, préalablement formé, les joueurs s’appuient sur un cas pratique, et doivent en actionnant telle ou telle carte, trouver des stratégies d’amélioration. Ils doivent construire ensuite un itinéraire technique en bio ou en raisonnée. Tous les impacts environnementaux de ces itinéraires sont alors calculés par le logiciel Vit’LCA.  

Le jeu s’adresse aux conseillers viticoles des chambres d’agriculture, des coopératives, aux enseignants… et a été produit à une cinquantaine d’exemplaires pour être commercialisé au tarif de 500 € HT. Pour l’heure, le jeu ne s’appuie que sur des cas viticoles ligériens, mais prochainement des fiches vont être créées sur les vignobles de Champagne, Alsace, Beaujolais, Cognac…

Désormais, une équipe de quatre étudiants en cinquième année d’ingénieur de l’école a été chargée d’en assurer la promotion. Laura, Auriane, Oona et Mathieu présenteront Vitigame au Sival à Angers, puis au Salon de l’agriculture à Paris.

 

* : Les partenaires impliqués dans la conception du jeu sont L’Esa, l’Inrae, la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, le lycée de Montreuil-Bellay, la cave coopérative Robert & Marcel, avec le soutien financier de l’Ademe et du RFI (Recherche, formation, innovation) Objectif végétal.

 

 


 

 

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