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Le plein d’astuces pour protéger vignerons et riverains des produits phytos
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Pour préparer 2023
Le plein d’astuces pour protéger vignerons et riverains des produits phytos

L’association Contrat de solutions propose aux viticulteurs de confronter leurs habitudes face à l’utilisation des pesticides. Exemple ce 12 décembre à Carcassonne.
Par Marion Bazireau Le 15 décembre 2022
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Les viticulteurs de l’Aude ont participé à différents ateliers pratiques sur les phytos. - crédit photo : Marion Bazireau
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epuis juillet 2019, les 44 partenaires de l’association Contrat de solutions cherchent à réduire l’utilisation et l’impact des produits phytosanitaires sans compromettre la pérennité des exploitations. « Désormais bien structurés au niveau national, ils m’ont recrutée en 2021 pour impulser une dynamique territoriale » relate Clotilde Bois-Marchand, chargée du déploiement du contrat de solutions.

Cette fin d’année, l’association a organisé six journées autour de la prévention des risques phytosanitaires. Après le Nord, l’Hérault, et le Rhône en novembre, c’est aux viticulteurs de l’Aude qu’elle a proposé de confronter leurs habitudes face à l’utilisation des pesticides lors d’une série d’ateliers pratiques animés par les conseillers de la Chambre d’agriculture et la MSA au lycée Charlemagne de Carcassonne ce 12 décembre.

Les participants ont d’abord pu découvrir les réalisations du groupe Dephy Narbonnais-Littoral et des trois groupes 30 000 de Canet d’Aude, Mont Tauch, et Limoux. « Depuis 2018, nous cherchons les moyens de favoriser la présence de pollinisateurs, de passereaux, et de chiroptères » a illustré la conseillère Sandra Bennamane, animatrice du groupe Dephy, avant de présenter des essais de lâchers de trichogrammes réalisés cet été pour lutter contre eudémis et cryptoblabès gnidiella.

Coordinatrice du groupe phyto de la Chambre, Chloé Guerin a rappelé aux viticulteurs les mesures définies par la charte départementale applicable depuis juillet 2022 pour protéger les riverains et travailleurs permanents des phytos. « En cas de contrôle, vous devez être en mesure de la présenter sous format numérique ou papier » a-t-elle indiqué, « et vous devez mettre votre gyrophare quand vous entrez dans votre parcelle », avant de préciser que dans l’Aude, « cette charte cohabite avec l’arrêté du 3 novembre 2016 qui concerne les personnes vulnérables avec des distances (20 mètres ou 5 mètres en cas d’utilisation de matériel antidérive) et des horaires de traitements particuliers à proximité des écoles, hôpitaux, maisons de retraite, ou lieux d’accueil des personnes handicapées (avec un minimum de 20 minutes avant l’ouverture et de 20 minutes après la fermeture) »

CSP obligatoire

Chloé Guerin a ensuite représenté le conseil stratégique à l’utilisations des phytos (CSP) mis en place le 1er janvier 2021. « Il est obligatoire pour toutes les exploitations non certifiées AB (ou en cours de conversion) ou Haute Valeur Environnementale (HVE). Ceux qui sortiront de la certification du fait de la publication du nouveau cahier des charges devront passer les deux CSP en 5 ans pour pouvoir renouveler leur Certiphyto ».

La Chambre ayant jusqu’ici peu été sollicitée sur le sujet, la conseillère a insisté sur l’obligation pour les agriculteurs d’avoir reçu un premier conseil stratégique avant le 31 décembre 2023. Selon la formule choisie, ce conseil est facturé 298 ou 566 €.

Chloé Guérin a terminé son atelier par un rappel sur les ZNT aquatiques, les zones non cultivées adjacentes, « l’équivalent des ZNT biodiversité ou arthropodes, mentionnées sur les étiquettes et allant de 5 à 500 mètres, de plus en plus contrôlées et pour lesquelles des sanctions pourraient bientôt être mises en place », les dispositifs végétalisés permanents et les bandes tampons en bordure de cours d’eau.

Pulvérisateurs et tracteurs

Les viticulteurs se sont rendus dans le hangar du lycée pour recevoir des conseils sur le réglage des pulvérisateurs et sur les modalités d’équipement des tracteurs non équipés d’une cabine de catégorie 4. « Cette prestation est proposée par la société Honoré Filtration pour 3 200 à 3 800€. Pour être en catégorie 4, la cabine doit être étanche, pressurisée avec un minimum de 70 Pascals pour la ventilation, équipée d’un indicateur de pression et des ouvertures limitées à celles de la ventilation. Le renouvellement de l’air neuf doit y être de 30 mètres cubes par heure » leur a-t-on expliqué.

Un passage par le chai leur a finalement permis de découvrir les différents équipements de protection individuelle (EPI). Grâce au kit Phyto’Fluo, les viticulteurs ont pris la mesure des projections de bouillie lors du remplissage d’une cuve ou du débouchage d'une buse et de la nécessité de se protéger.

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