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Le ministre de l’Agriculture "prêt à discuter avec la filière viticole" de la réforme HVE
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Le ministre de l’Agriculture "prêt à discuter avec la filière viticole" de la réforme HVE

Marc Fesneau s’engage à étudier les impasses techniques posées dans le vignoble par la révision de la certification Haute Valeur Environnementale.
Par Alexandre Abellan Le 26 octobre 2022
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Le ministre de l’Agriculture
Avec la réforme HVE actuelle, « on a bien un dispositif qui va permettre de consolider ceux qui sont entrés et un dispositif pour les nouveaux entrants » indique Marc Fesneau en séance ce 25 octobre. - crédit photo : Sénat
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ource d’inquiétude pour une grande partie du vignoble (notamment en terme de fertilisation, biodiversité…), la réforme de la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) fait partie des sujets ouverts à la négociation indique Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, lors des questions au gouvernement ce 25 octobre au Sénat. « Je suis prêt à discuter avec la filière viticole à partir du référentiel tel qu’il était posé pour regarder les impasses qui pourraient être créées » pointe le député du Loir-et-Cher, soulignant que la certification « repose sur un ensemble de résultats ou de moyens mis en œuvre à l’échelle de l’exploitation permettant le déploiement de pratiques durables avec des objectifs environnementaux. Le niveau de la nouvelle conditionnalité [dans la Politique Agricole Commune, PAC] est une donnée d’entrée du processus, il n’est pas la cible en soi. »

Une ouverture au dialogue que saisit le sénateur Alain Milon (Vaucluse, Les Républicains), qui accepte la proposition de travail pour revoir la copie. Car en l’état, « l’évolution du référentiel proposé ne répond pas aux attentes, bien au contraire » pointe le sénateur, faisant écho aux inquiétudes du vignoble AOC (CNAOC) pour indiquer que qu’avec la « proposition maintenue en l’état, [cela] entraînerait mécaniquement une perte d’un pourcentage important de viticulteurs et donnerait un coup d’arrêt à son développement. La mise en place d’un moratoire permettrait d’intégrer certaines propositions de la filière AOC. »

Nous avons besoin de développer HVE

« La HVE a connu un succès, notamment en viticulture, il y a plus de 25 000 exploitations en tout en France, il y a beaucoup de viticulteurs engagés* » confirme Marc Fesneau, qui se veut rassurant : « certains avaient porté la nécessité d’un moratoire, le dispositif devant se mettre en œuvre au premier octobre 2022, nous avons accepté un report avec Bruxelles au premier janvier 2023 pour ceux qui seraient les nouveaux intrants. » Pour le ministre, « pas d’inquiétude pour ceux qui sont déjà dans le dispositif HVE, ils pourront prolonger dans la période de 3 ans, éventuellement jusqu’en 2024 » et pour les nouveaux entrants il faut désormais « se mettre au travail pour trouver des solutions pratiques aux sujets très techniques qui sont posés et qui peuvent être un frein à l’entrée or nous avons besoin de développer HVE ».
 

* : Le vignoble représente 74 % des 18 300 domaines agricoles certifiés d’après le dernier pointage officiel de janvier 2022.

 

 

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