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La crise du GNR ne génère pas trop de galères au vignoble
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Tension du carburant
La crise du GNR ne génère pas trop de galères au vignoble

Malgré les rationnements, les vignerons arrivent globalement à se faire livrer en gazole non routier dans des délais convenables. Leurs factures les font davantage tousser.
Par Marion Bazireau Le 20 octobre 2022
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Certains viticulteurs ont anticipé leurs commandes pour passer l'hiver. - crédit photo : GIEE Westhhalten
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ette semaine, dans le vignoble bordelais, le château de Piote n’a pu se faire livrer que 1 500 litres de Gazole Non Routier (GNR). « J’en avais demandé 2 000, mais je n'ai pas pu tout avoir compte tenu du rationnement. Cela devrait suffire jusqu’en février, même si l’hiver est une période où nous roulons beaucoup pour travailler les sols » se rassure Virginie Aubrion.

Viticultrice sur 12 hectares, elle se dit en revanche affolée par la flambée des prix. « Il y a un an, j’achetais mon litre de GNR 88 centimes. Il est passé à 1,20 € il y a 4 mois, et j’en ai cette fois eu pour 1,45€. Ces gens-là répercutent la hausse, les verriers et les cartonniers aussi, alors que nous nous ne pouvons pas augmenter le prix de nos vins ».

Alors qu’elle attend habituellement la dernière minute pour se ravitailler, Virginie Aubrion a préféré anticiper. « J’ai décidé de commander en voyant que les cours étaient légèrement à la baisse du fait de la remise du gouvernement. J’ai bien fait, car ils ont remonté avec le début des grèves dans les raffineries ». La viticultrice a été livrée en 5 jours.

Moins compliqué que pour l’essence ou le diesel

A son compte comme chauffeur tractoriste dans le Gard, Sylvain Coste attend son carburant 3 à 7 jours. « Je n’ai pas vraiment de problèmes d’approvisionnement en GNR, du moins pas autant qu’en essence ou en diesel ».

D’autres vignerons n’ont pour l’heure pas de soucis. « Je sors des vendanges et je n’étais même pas au courant de cette nouvelle flambée des prix du GNR » avoue Jean-Marie Chermette, du domaine éponyme, à Saint-Vérand, dans le sud du Beaujolais, qui n’a pas épuisé les stocks qu’il a fait au début de la guerre en Ukraine à près de 2 € le litre et ne s’est pas encore posé la question d’en recommander.

A Chablis, la dernière commande du domaine Gueguen remonte aux vendanges. « A l’époque, il n’y avait pas de rationnement et j’ai encore 2 000 litres. Les tracteurs vont moins tourner dans les prochains mois donc je ne suis pour l’heure pas inquiet » témoigne Frédéric Gueguen.

 

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