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Un millésime prometteur pour les Beaujolais nouveaux 2022
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"Qualité partout"
Un millésime prometteur pour les Beaujolais nouveaux 2022

La qualité des vins primeurs s’annonce excellente, et les cours devraient rester fermes malgré de grosses difficultés à l’export.
Par Bérengère Lafeuille Le 19 septembre 2022
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Un millésime prometteur pour les Beaujolais nouveaux 2022
Aperçu de la campagne de communication 2022 de l'interprofession pour le lancement du Beaujolais Nouveau (ce jeudi 17 novembre). - crédit photo : Inter Beaujolais
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ls sont beaux, les beaujolais ! « Avec une belle amplitude et très peu d’acidité, le nouveau millésime s’inscrit dans la lignée de 2009, 2015, 2018 et 2020, s’enthousiasme Daniel Bulliat, président d’Interbeaujolais. La vinification a été plutôt facile car nous n’avons pas eu de problème sanitaire. Il y a des profils de vins très différents selon les secteurs, mais la qualité est au rendez-vous partout. »

Le potentiel des rouges primeurs est « très intéressant », confirme Cédric Subrin, courtier en vins sur le secteur. « La sécheresse qui a malheureusement frappé le vignoble a apporté une belle concentration. Les profils sont assez chauds et généreux, avec des degrés naturels intéressants. L’état sanitaire excellent a permis d’avoir de jolis fruits. On a donc des vins très équilibrés avec de la matière et du fruit : tout ce qu’on recherche en beaujolais ! »

Rendements hétérogènes

Sur les volumes, en revanche, les vignerons espéraient mieux. « Les rendements moyens oscillent entre 38 et 40 hl/ha, soit à peine 10 % de plus que l’an dernier, avec une grande hétérogénéité selon les secteurs », soupire Daniel Bulliat, président d’Interbeaujolais. A l’échelle du vignoble, la production atteindrait péniblement 510 à 530 000 hl. Pour les primeurs, « le coefficient est fixé à 0,42 pour l’instant mais peut encore être modifié », indique le président de l’interprofession. Il table sur 15 à 18 millions de bouteilles de beaujolais nouveaux, tout en rappelant que « sur les primeurs, on n’a pas un problème de production, mais de marché ».

Celui-ci, qui s’érode de 5 % par an depuis plusieurs années, pourrait accuser une baisse plus forte cet automne. Pas tant à cause du marché national que de l’export. « Le Japon, qui absorbait 20 % des volumes, a fortement réduit ses commandes à cause du prix du fret qui a presque doublé, s’inquiète Daniel Bulliat. On parle de 15 à 20 000 hl exportés cette année vers le Japon, contre 27 000 hl l’an dernier. » Préoccupé également par le marché japonais, Cédric Subrin tempère les effets sur les cours. « Au vu de la faible récolte, cela ne devrait pas déstabiliser le marché. Pour l’instant, la tendance est à la reconduction des cours de l’an dernier, soit 280 à 300 €/hl pour les Beaujolais et 300 à 320 €/hl pour les Villages. »

 

 

 

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