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Cognacs et champagnes portent le record d'exportation française de vins et spiritueux
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Premier semestre 2022
Cognacs et champagnes portent le record d'exportation française de vins et spiritueux

En hausse de 14 % sur les premiers mois 2022, les expéditions françaises de boissons alcoolisées sont portées par la demande américaine, confirmant la nécessité de mettre un terme aux conflits commerciaux transatlantiques.
Par Alexandre Abellan Le 05 août 2022
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Cognacs et champagnes portent le record d'exportation française de vins et spiritueux
Si la balance française du commerce extérieur se dégrade, des secteurs tirent leur épingle du jeu note Olivier Becht, soulignant que 'l'on entend l’arbre tomber, mais jamais la forêt qui pousse'. - crédit photo : Ministère des Affaires Etrangères (Judith Litvine)
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e janvier à juin 2022, la France a expédié 9 milliards d’euros de vins et spiritueux dans le monde annonce Olivier Becht, le ministre délégué en charge du Commerce extérieur, lors d’une conférence de presse ce 5 août. Un nouveau record, porté par une augmentation de 14 % par rapport aux six premiers mois de 2021 (8 milliards €) et dépasser le niveau d'avant crise-covid (7 milliards € en 2019). Atteignant un nouveau record, les vins représentent à eux seuls 6 milliards d'euros sur ces six premiers mois (+13 % par rapport au premier semestre 2021). Soulignant que les « vins et spiritueux sont au cœur des exportations agroalimentaires » nationales (dont la balance commerciale est positive de 5 milliards €), le ministre délégué note que ces « exportations sont dopées par Cognac (2 milliards €, +9 % en valeur, mais -2 % en volume) et Champagne (2 milliards €, +32 % en valeur et +14 % en volume) » : l'eau de vie charentaise contribue à 15 % de la croissance du chiffre d'affaires à l'export du secteur et le vin effervescent champenois représente à 41 % de cette hausse.

La première destination des vins et spiritueux reste les États-Unis, pesant pour 28 % des exportations du secteur (soit 2,5 milliards €), avec une forte présence des cognac (40 % des expéditions) et des champagnes (16 %). De quoi confirmer l’impérieuse nécessité pour la France d’arriver à la fin du conflit sur les aides aéronautiques opposant l’Union Européenne (pour Airbus) et les États-Unis (pour Boeing) qui a culminé de la fin 2019 au début 2021 avec la mise en place de taxes américaines punitives sur les vins et spiritueux français (les fameuses taxes Trump). Levées jusqu’en 2026, ces taxes font l’objet de discussions transatlantiques. Ayant échangé récemment avec son homologue américaine, Katherine Tai, la représentante au Commerce des États-Unis, Olivier Becht note que « l’état d’esprit a totalement changé entre les administrations Trump et Biden. L’objectif est vraiment d’arriver à une solution pérenne et profitable aux deux parties. Les négociations continuent et il n’y a pas de raison pour qu’elles ne puissent pas aboutir. »

Opportunités

Dans un contexte international incertain, le ministre délégué pointe les performances des produits agricoles et agroalimentaires (+24 %), soutenus par les performances des céréales (notamment le blé : 3 milliards € d’export, +32 %) et des engrais (+130 %, par « effets prix et stocks »). Si d’autres secteurs s’en sortent bien (aéronautique, cosmétiques…), globalement, les chiffres du commerce extérieur ne sont « pas enthousiasmants » note Olivier Becht, constatant une dégradation record du déficit commercial national à -71 milliards €. Une contre performance liée à la facture énergétique, passée de 27 milliards € au second semestre 2021 à 48 milliards € au premier semestre 2022 (avec un prix de l’énergie importée augmentant de 381 %). « Dans toutes crises, il y a aussi des opportunités : notre énergie coûte plus cher, mais notre monnaie étant légèrement dépréciée face aux dollars, comme d’autres monnaies (yuan ou autres), c’est le moment de partir à l’export » conclut le ministre.

 

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Tous les commentaires (2)
La redaction Le 05 août 2022 à 17:00:19
Bonjour MG, merci pour votre attention et votre alerte : la coquille est corrigée. Bonne journée
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MG Le 05 août 2022 à 16:51:42
@ la rédaction : "notre énergie coûte plus cher, mais notre monnaie étant légèrement dépressive face aux dollars" Une monnaie s'apprécie ou se déprécie mais elle n'est pas dépressive ; c'est le taux de change qui donne des dépressions.
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