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Sain mais sec
Le vignoble angevin attend la pluie

En Anjou-Saumur, la pression maladie a été faible et bien contenue. Il y a donc du raisin - sauf dans les parcelles grêlées - mais le potentiel pourrait être entamé par la sécheresse.
Par Patrick Touchais Le 15 juillet 2022
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Le vignoble angevin attend la pluie
e vignoble angevin a résisté jusque-là au manque d’eau, mais espère de la pluie. - crédit photo : Patrick Touchais
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our David Maugin, du château du Fresne à Faye d’Anjou, “ça commence juste à tirer un peu la langue”. Sur ses parcelles de cabernet franc notamment, plantées sur schistes, le vigneron de Saint-Lambert du Lattay constate que certaines feuilles “se resserrent sur elles-mêmes”. Pour l’instant, elles n’ont pas encore jauni.

En Anjou-Saumur, comme ailleurs, le sujet qui fâche, c’est la pluviométrie. Il n’est pas tombé une goutte depuis la fin juin. En juin, en moyenne, ce sont 50 mm qui ont été enregistrés, mais certains secteurs n’ont affiché que 25 mm, quand d’autres ont pu bénéficier de plus de 60. Et juillet s’annonce particulièrement sec : aucune précipitation n’est annoncée dans les 10 à 15 jours selon les divers sites météo. Et quand ça viendra, tous les vignerons redoutent évidemment les pluies violentes des orages assortis de grêle, comme l’ont vécu les vignerons du sud du vignoble. Environ 4 à 500 ha ont été rayés de la carte de la production 2022 le samedi 4 juin. Une intense averse de grêlons de 2 ou 3 cm a totalement défolié les vignes. Il ne restait plus que des rameaux. Très implantée dans ce secteur, la cave coopérative Robert & Marcel a perdu 10 % de son potentiel (200 ha sur 2 000).

Bon état sanitaire

Dans ce tableau un peu sombre pour certains, la bonne nouvelle pour les vignes qui n’ont subi ni grêle, ni sécheresse pour l’instant, c’est l’état sanitaire. “Il est très bon. Seules les parcelles à historique d’oïdium ont été touchées. On a vu apparaître récemment quelques taches de mildiou sur feuille sans que ça puisse compromettre la production”, précise Guillaume Gastaldi de l’ATV 49. Confirmation avec David Maugin. Sur les 80 ha de son domaine, seuls 5 passages ont été nécessaires : 2 contre le mildiou autour de la fleur, et 3 contre l’oïdium. “Dont un passage à demi-dose”, précise le vigneron. Lui aussi dans son secteur n’a pas bénéficié de beaucoup d’eau. “On a de belles grappes aujourd’hui, mais si c’est trop sec, ça va se bloquer”.

Philosophe, Guillaume Gastaldi s’en remet à la sagesse ancestrale : “Les anciens disent toujours : l’eau finit toujours par tomber…” Si c’est le cas, les vendanges devraient être précoces. Certains se tiennent prêts à se lancer entre le 20 et le 25 août.

 

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