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Greffons de vignes et porte-greffes bientôt produits sous serre

La production de matériel de base destiné à créer les vignes de multiplication de greffons et porte-greffes sera bientôt réalisée sous serre pour éviter les maladies et accélérer l’adaptation du parc au changement climatique.
Par Marion Bazireau Le 28 avril 2022
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Greffons de vignes et porte-greffes bientôt produits sous serre
Le Centre de Sélection de la Vigne de l’IFV du Domaine de l’Espiguette, au Grau du Roi, dans le Gard. - crédit photo : IFV
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tape essentielle dans la production des plants de vigne et dans la diffusion des nouvelles sélections de variétés de vigne, la prémultiplication consiste à produire du matériel de base : greffons, porte-greffes et plants de vigne.

« C’est avec ce matériel, dit de base, que sont produits les plants destinés à créer les vignes de multiplication de greffons et porte-greffes certifiés qui serviront elles-mêmes à fournir les plants livrés aux vignerons » rappelle l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), chargé de cette mission, aux côtés d'interprofessions viticoles, Chambres d’agriculture, organismes techniques et pépiniéristes privés. 

En France, les activités de prémultiplication sont réalisées en plein champ sur des surfaces très limitées sur 22 ha de vigne-mères de porte-greffes et 37 ha de vigne-mères de greffons. Cela va changer. « Il est devenu impératif de faire évoluer les conditions techniques de ce premier maillon de la diffusion des sélections en plaçant l’ensemble de l’activité de prémultiplication sous filet insect proof » précise Anastasia Rocque, directrice du Centre de Sélection de l’IFV, au Grau du Roi, dans le Gard.

Résistance aux maladies et changement climatique

Le nouveau modèle de production sous serre va renforcer la protection des phases de conservation et de diffusion du matériel végétal viticole sélectionné vis-à-vis des principaux vecteurs de maladies à virus, bactéries ou phytoplasmes émergeants ou encore inconnus à ce jour.

Il doit aussi accélérer la mise à disposition de matériel adapté au changement climatique, tolérant à la sécheresse, et diminuer la dépendance de la viticulture aux intrants phytosanitaires, en facilitant les créations variétales résistantes aux maladies cryptogamiques.

Un premier cahier des charges fixe les grandes règles du nouveau protocole de prémultiplication de la vigne. Il précise que les structures insect-proof seront non contigües de parcelles de vignes et de cultures pouvant abriter des insectes vecteurs, avec une distance minimale des premières vignes à 100 mètres. 

« Des traitements insecticides préventifs contre les cochenilles et Colomerus vitis seront obligatoires » peut-on également y lire. Les partenaires ont en outre prévu un contrôle exhaustif par test Elisa tous les 3 ans pour s'assurer de l'absence de court-noué ou d’enroulement 1 et 3.

Des essais sont en cours pour tester et évaluer à grande échelle la production en milieu confiné. « L’objectif est d’apporter une preuve de concept avant d’engager l’ensemble de la filière dans ce nouveau modèle de prémultiplication des plants ».

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