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Les pépiniéristes attaquent l’arrêté contre la flavescence dorée dans le vignoble

Alors que la Confédération paysanne demande la systématisation du traitement à l’eau chaude, la Fédération française des pépiniéristes viticoles veut d’abord favoriser la prospection et la lutte insecticide. Le ministère a demandé à l’Institut Français de la Vigne et du Vin de l’aider à y voir plus clair.
Par Marion Bazireau Le 28 janvier 2022
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Les pépiniéristes attaquent l’arrêté contre la flavescence dorée dans le vignoble
L’arrêté prévoit l’utilisation de plants de vignes traités à l'eau chaude par des viticulteurs situés dans des zones exemptes de flavescence dorée. - crédit photo : GDON Bordeaux
L

a Fédération française des pépiniéristes viticoles (FFPV) vient de saisir le Conseil d’Etat contre le dernier arrêté de lutte contre la flavescence dorée. « J’ai signé le recours hier » indique son président David Amblevert, ce 27 janvier.

Ce dépôt intervient trois mois après celui de la Confédération paysanne, qui souhaite obtenir l'obligation du traitement à l'eau chaude (TEC) des plants de pépinières et des boutures de vignes mères sur tout le territoire. 

« C'est à nous vignerons de décider ce que l'on veut pour nos domaines et non pas à la Fédération des pépiniéristes » insiste Hélène Thibon, exploitante et élue pour la Confédération Paysanne en Ardèche. Ce 26 janvier, elle déclare sur sa page Facebook être en colère et ne pas vouloir « finir sa vie à passer des insecticides et regarder le vignoble mourir, alors que la solution (le TEC) est connue depuis les années 60 ».

A l’inverse de la Confédération Paysanne, la FFPV s’oppose à la généralisation du TEC et veut faire annuler l’article 13 de l’arrêté du 27 avril 2021, impliquant dans certains cas de figure un double traitement. 

Un mensonge professionel

La Fédération souhaite avant tout miser sur la prospection. « Le TEC est loin d’être un vaccin et dire que c’est la solution est un mensonge professionnel » martèle David Amblevert.

Le ministère de l’Agriculture a de son côté demandé au Conseil scientifique et technique (CST) de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) de se pencher sur le sujet. « Nous attendons son verdict début mars. Le ministère soumettra alors un nouveau projet à la consultation publique » détaille le président de la FFPV.

 

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Tous les commentaires (1)
Gentié/lezorro2 Le 15 février 2022 à 13:48:52
Il y a longtemps que les Pouvoirs Publics auraient du détruire les repousses de vigne sur les talus des bords de nos routes qui sont des réservoirs de flavescence.
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