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Œnotourisme
Comment capter la clientèle de passage dans le vignoble ?

Vu l'engouement pour le tourisme de proximité et les produits de terroir, les domaines viticoles ont une carte à jouer pour conquérir et fidéliser de nouveaux clients. A condition de cerner ses attentes.
Par Bérengère Lafeuille Le 29 novembre 2021
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Comment capter la clientèle de passage dans le vignoble ?
Ces 7èmes rencontres se tenaient ce 23 novembre au palais des papes d'Avignon. - crédit photo : Inter Rhône (JDebieve)
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e tourisme de demain sera durable ou ne sera pas. C’est du moins la conviction d’Hugues Beesau, d’HB Conseil Tourisme, qui intervenait le 23 novembre à Avignon dans le cadre des rendez-vous organisés par InterRhône. « Depuis la crise, on assiste à un retour aux origines du tourisme, observe le consultant. Il s’agit de vivre une expérience sensorielle et émotionnelle, s’acclimater à l’ambiance d’un territoire et rencontrer ses habitants. » Dans l’oenotourisme, « l’échange avec le vigneron est central », mais tout ce qui crée du lien avec le territoire est aussi bienvenu.

Des synergies sont notamment à exploiter avec le cyclotourisme. « La fréquentation du site national FranceVéloTourisme a bondi de 130 % depuis mai 2020 », souligne Elodie Pellet, chargée de mission à l’agence Vaucluse Attractivité. Sur son département, une hausse de la fréquentation des pistes cyclables de 22 % a été mesurée. Pour capter cette nouvelle clientèle, et sous réserve d’être situé à moins de 5 km d’un itinéraire balisé, la marque Accueil Vélo est un atout. « Cela suppose d’offrir des services adaptés comme un abri à vélo sécurisé, des kits de réparation, mais aussi la possibilité de recharger les batteries électriques pendant la dégustation de vins, indique Elodie Pellet. Les cyclistes apprécieront aussi de trouver des informations sur les itinéraires cyclistes ou pédestres dans les environs. Et surtout, il faut communiquer, sur votre site internet, sur l’accessibilité du domaine à pied et à vélo. »

Mettre en réseau

Le logo « Accueil vélo » et son homologue « Compagnon de route » pour la randonnée pédestre sont susceptibles de côtoyer d’autres distinctions à l’entrée des caveaux : Bio, refuge LPO, Clé verte, gîte Panda, Esprit Parc… N’y a-t-il pas un risque de surcharge ? Bruno Boizet, à la tête des écolodges Terres des Baronnies, reconnaît que la plupart des logos et labels qu’il arbore sont méconnus. Ce qui ne signifie pas qu’ils sont inutiles. « Ces démarches ne servent pas seulement à communiquer auprès des clients, mais aussi à mettre en réseau les professionnels pour progresser ensemble », souligne Hugues Beesau.

Que l’on soit ou non engagé dans une démarche collective, se constituer un réseau de partenaires (chambres d’hôtes, restaurants, offices de tourisme…) est un plus pour se faire connaître. « L’office de tourisme et les chambres d’hôtes jouent un grand rôle de prescripteur auprès des gens de passage », témoigne Marlène Angelloz, du domaine du Chêne Bleu, dans le Vaucluse. Elle livre, d’expérience, un autre conseil : « pour s’assurer que nos activités oenotouristiques sont rentables, nous disposons d’une comptabilité analytique et calculons la rentabilité de chaque formule proposée. » 

Car l’oenotourisme ne peut être durable que s’il est économiquement rentable.

 

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