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Interprofession et ODG
Éric Chadourne veut être le président de la valorisation des vins de Bergerac et Duras

Le vigneron périgourdin préside désormais l'interprofession et l'Organisme de Défense et de Gestion des appellations de Dordogne et de Lot-et-Garonne. Si les signes commerciaux sont positifs, la situation économique reste tendue.
Par Alexandre Abellan Le 05 août 2021
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Éric Chadourne veut être le président de la valorisation des vins de Bergerac et Duras
Dans le vignoble, les conditions climatiques aboutissent à « un millésime dantesque pour le travail à la vigne » témoigne Éric Chadourne, évoquant le gel (dégâts 40 %), la coulure, le millerandage, le mildiou… - crédit photo : IVBD
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uccédant au négociant Marc Lecomte (groupe AdVini), Éric Chadourne prend cet été la présidence de l’Interprofession des Vins de Bergerac et de Duras (IVBD). Le viticulteur de Pécharmant conserve également la présidence de la Fédération des Vins de Bergerac Duras (FVBD), l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG). Un cumul « qui est original à Bergerac » note Éric Chadourne, pour qui cette double casquette permet de rapprocher les producteurs des metteurs en marché. « De plus en plus de vignerons sont négociants, même à petite échelle, et vice versa » note le président de Couleurs d’Aquitaine, le négoce coopératif du Périgord (réunissant les caves de Sigoulès, de Monbazillac et d’Alliance Aquitaine).

Plaçant son mandat sous la priorité de la valorisation, Éric Chadourne souhaite renforcer « la synergie entre ceux qui commercialisent et ceux qui produisent » (par exemple pour « plus se parler sur les profils des vins en vrac »). Un appel à se « serrer les coudes » alors que « la situation de Bergerac est compliquée » avec une succession de difficultés : « on accumule un peu ces derniers temps », entre millésime éprouvant et crise sanitaire.

Équilibre offre/demande

En l’état, « nous sommes partagés, entre les chiffres de commercialisation et de stockage qui sont plutôt bons (on a bien surmonté la crise covid grâce à notre forte présence en grande distribution) et la pression inimaginable que nous subissons sur les prix (alors que l’offre et la demande sont équilibrées) » explique Éric Chadourne. Alors que « les voyants économiques devraient être au vert » avec une faible récolte en vue, la filière reste morose, sous le coup des difficultés commerciales du marché des vins rouges d’appellation.

Heureusement, les vins de Bergerac et Duras sont diversifiés pour leur président : « sur 472 000 hl produits en 2020, les vins blancs comptent 60 000 hl de Côtes de Bergerac, 50 000 hl de Monbazillac et 50 000 hl de vins blancs secs, les vins rosés dépassent 50 000 hl… » Pour Éric Chadourne, « on est déjà bien diversifiés, il faut continuer à s’adapter et écouter le consommateur : les goûts évoluent. Les choses s’accélèrent, les AOC ne sont pas des choses très réactives, il faut un peut sortir tout en restant dans le cadre. »

Rien de plus moderne qu’une AOC

Avec la nouvelle mandature, l’IVBD doit désormais mettre à jour son plan stratégique. Un travail est en cours sur la segmentation, « afin de renforcer les AOC communales, aussi bien en rouges qu’en blancs » indique Éric Chadourne, qui affirme sa confiance : « il n’y a rien de plus moderne qu’une AOC : on sait qui la produit, on sait d’où elle vient, elle n’est pas délocalisable, elle est produite localement, elle est de qualité… »

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