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Voyants au vert

Diam Bouchage solide face à la covid

Vendredi 08 janvier 2021 par Marion Bazireau

Diam Bouchage a conquis 1200 nouveaux clients depuis le début de la crise sanitaire et s’attend à une année 2021 exceptionnelle.
Diam Bouchage a conquis 1200 nouveaux clients depuis le début de la crise sanitaire et s’attend à une année 2021 exceptionnelle. - crédit photo : Diam Bouchage
En mars, le leader mondial des bouchons en liège technologique clôturera son année 2020 en très léger retrait par rapport à l’année 2019 au cours de laquelle il avait battu des records. Et Diam Bouchage s’attend à une explosion des ventes d’ici trois mois.

« Dans deux voire trois mois la France va connaître ce que le Québec vit chaque année après un rude hiver passé sous terre. Tout le monde va ressortir, fêter la sortie de crise, retourner au restaurant, ouvrir de bonnes bouteilles… La vie va faire sa révolution ».

Très optimiste, Bruno de Saizieu, le directeur commercial et marketing de Diam Bouchage, s’attend même à voir ses listes de commandes exploser. « Les intermédiaires vont surstocker pour être sûrs de satisfaire leurs consommateurs retrouvés et nous allons doublement en profiter ».

Si Bruno de Saizieu attend avec impatience de retrouver sa vie d’avant crise, il assure que le coronavirus n’a pas contrarié les plans de son entreprise. « Nous devrions clôturer notre année en mars avec des résultats très légèrement inférieurs à 2019, sachant que cette année avait été exceptionnelle avec un bond de près de 10% de nos ventes en France ».

"Nous nous sommes bien préparés"

Le directeur commercial et marketing est fier du travail de ses équipes. « Nous nous sommes préparés très tôt en début d’année à toutes les éventualités. Nous avons fait de nombreuses simulations de crise, si bien que nous avons toujours travaillé de manière sereine, sans aucune interruption des livraisons. Nos sites de Céret et d’Espagne sont toujours restés ouverts. Seul notre petit site de finition en Champagne a dû s’arrêter quelques jours lors du premier confinement ».

En début d’année, Bruno de Saizieu a bien vu quelques-uns de ses principaux marchés chuter. « La France et l’Italie ont été les deux premiers pays à plonger en avril, illustre-t-il. Mais nous y avions déjà rattrapé notre retard en juillet, et depuis septembre nos résultats y sont meilleurs qu’en 2019. Il y a déjà eu un vrai rebond ». En Grèce, où les ventes de vin sont essentiellement liées au tourisme, la situation est restée très compliquée toute l’année.

+15% en Argentine

A l’inverse, la crise a favorisé les échanges de vin et le business de Diam dans d’autres pays. « C’est le cas de l’Argentine où la dévaluation monétaire a profité aux exportations de vin et où nous devrions faire +15% » reprend Bruno de Saizieu. « D’où l’intérêt de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Nous nous en tirons très bien car nous sommes présents dans 70 pays, avec un premier client qui ne pèse que pour 3% de notre chiffre d’affaires ».

Le directeur commercial et marketing a fait ses comptes avant de partir en congés pour Noël. « Diam avait conquis près de 1200 clients, un peu partout dans le monde » indique-t-il, n’y voyant que du bon pour la suite. « Quand un vigneron ou un négociant commence à travailler avec Diam, c’est d’abord en achetant une petite quantité de bouchons qu’il revoit généralement nettement à la hausse dès l’année suivante ».

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