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Val de Loire
Le vin en vrac bio a ses propres cours

Le Val de Loire a mis en place un observatoire des marchés vrac du bio depuis trois ans. Dominé par quelques produits phares, il progresse de campagne en campagne. Les cours sont clairement plus élevés.
Par Patrick Touchais Le 04 novembre 2020
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Le vin en vrac bio a ses propres cours
Le Cabernet d’Anjou est la première appellation en volume de la Loire, elle l’est aussi dans les transactions en bio. - crédit photo : Patrick Touchais
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’est encore une goutte d’eau dans l’océan des volumes ligériens. Mais peu à peu, le marché du vrac en agriculture biologique se structure. Selon Interloire, qui publie désormais les données chaque mois, les transactions en AOP et IGP (de Nantes à Blois) sur la dernière campagne sont en hausse de 8 %, à plus de 30 000 hl. Ils ont doublé en trois ans. Ce sont les rouges et les blancs qui portent cette croissance, avec des contrats en progression respective de 31 et 14 %, pour 12 000 et 10 500 hl. Les bulles sont en baisse de 40 % (1 800 hl) ; tout comme les rosés (- 7 %, à 6 600 hl).

Sur cette dernière couleur, le Cabernet d’Anjou pèse pour l’essentiel des volumes (près de 6 000 hl), en hausse de 8 %. C’est la plus grosse appellation ligérienne échangée. Sur le début de campagne 2020-2021, la demande reste forte sur ce produit avec une hausse des transactions de 65 %, à 2 400 hl. Ensuite, ce sont les trois principales appellations de rouge qui ont été demandées sur la campagne écoulée : Chinon (4 500 hl), Saint-Nicolas-de-Bourgueil (3 000 hl) et Saumur Champigny (1 700 hl) et voient leur volume croître. En blanc, quasi inexistante sur l’ancienne campagne, l’IGP sauvignon fait une entrée fracassante avec quelque 3 500 hl ; plus que le Touraine Blanc (à base de sauvignon) à 2 500 hl, ou le Muscadet Sèvre et Maine sur lie, à moins de 1 700 hl.

Ecart de prix

Côté prix, l’écart est bien réel entre les cours conventionnels et ceux des bio. Il oscille entre 75 € pour les plus faibles (le Muscadet Sèvre et Maine sur lie affiche 235 €/hl en bio contre 160 en conventionnel) à 117 € pour le Saint-Nicolas de Bourgueil (340 contre 223).

“Il y a de la demande. A condition de proposer un volume à peu près constant. Quand je me suis converti il y a 20 ans, mon négociant achetait mon vin en bio qu’il vendait en conventionnel. Il n’y avait pas de débouchés. Le marché est désormais bien établi pour le vrac en bio”, précise un producteur.


 

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