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Tendance de fond

La France et les Etats-Unis tirent la consommation mondiale de rosés

Mercredi 12 février 2020 par Alexandre Abellan

En matière de consommation de vins tranquilles, les vins rosés représentent désormais 11,2 % des volumes souligne Brice Amato.
En matière de consommation de vins tranquilles, les vins rosés représentent désormais 11,2 % des volumes souligne Brice Amato. - crédit photo : CIVP
Toujours en croissance, les marchés français et américains concentrent la moitié des achats internationaux de vins rosés.

En 2018, la consommation mondiale de vins rosés atteint 25,6 millions d’hectolitres. Un record sans précédent, en hausse de 9 % par rapport à 2017 et de 40 % depuis 2002 dévoile l’étude de l’Observatoire Mondial du Rosé (Conseil Interprofessionnel du Vin de Provence et FranceAgriMer), ce 11 février sur le salon Wine Paris. Premier pays consommateur de rosé, la France représente 34 % de la consommation mondiale de ce segment (avec 8,7 millions hl). Arrivant deuxième, les Etats-Unis absorbent 16 % des volumes consommés dans le monde (avec 5 millions hl), loin devant les autres marchés (1,6 millions hl pour l’Allemagne, 1,2 millions hl pour le Royaume Uni, 1 million hl pour l’Italie…).

En ne prenant que la France et les Etats-Unis, « l’évolution de la consommation de ces deux pays représente 95 % de la croissance de la consommation mondiale de rosés sur dix ans (3,7 millions hl) » souligne Brice Amato (Conseil Interprofessionnel du Vin de Provence). L’expert note que si les Français affichent la consommation de rosé la plus élevée par habitant (16,2 litres/an), celle des Américains reste faible (1,9 l/an). « La phase de maturité du marché ne semble pas atteinte, il y a un potentiel de croissance » souligne Brice Amato.

"Moment difficile"

Alors que le marché français connaît des modifications structurelles de ses ventes et que le marché américain affiche une surtaxe de 25 %, « 2020 ne sera pas facile [pour les vins de Provence]. Mais il nous reste l’ambition de nous développer à l’international (moins d’Etats-Unis et plus d’Asie) et de consolider le marché français (63 % des ventes de Provence) » déclare Brice Eymard, le directeur du CIVP. « C’est un moment difficile, le marché américain nous inquiète » confirme Jean-Jacques Bréban, le président du CIVP.

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