LE FIL

Vin de marque

InVivo Wine plante des cépages résistants pour Café de Paris

Jeudi 19 décembre 2019 par Isabelle Bachelard

Thierry Blandinières, directeur général de InVivo et Rachel Kolbe-Semhoun, directrice RSE et directrice du développement de la fondation InVivo Foundation
Thierry Blandinières, directeur général de InVivo et Rachel Kolbe-Semhoun, directrice RSE et directrice du développement de la fondation InVivo Foundation - crédit photo : Isabelle Bachelard
Le groupe InVivo a présenté ses résultats le 18 décembre à la veille de son assemblée annuelle, où était convié John Kerry, ancien secrétaire d’état de Barak Obama. Le groupe annonce des chiffres stables, 5,2 millards € de chiffre d’affaires pour le groupe, dont 227,7 millions € pour InVivo Wine.

Lors de sa conférence annuelle, le directeur général d’Invivo, Thierry Blandinières a présenté le nouveau plan stratégique de la plus importante union de coopératives française, Cap 2030, puisque le plan 2025 s’achève avec cinq ans d’avance. Il s’appuie sur une bonne santé financière, un chiffre d’affaires de 5,2 millards d’euros, comme l’année précédente, avec un résultat net consolidé de 347,7 millions d’euros au 30 juin 2019, incluant la session de Néovia. Les fonds propres se montent ainsi à 1,1 milliard d’euros, un chiffre qui a plus que doublé en cinq ans. La filiale InVivo Wine termine à 227,7 M€, contre 237,3 M€ à juin 2018. L’ambition du milliard annoncé pour 2025 ne se rapproche pas encore.

Lutter contre le changement climatique

Thierry Blandinières affirme que « la production agricole doit devenir un levier majeur pour lutter contre le changement climatique ». Frédéric Noyères, directeur général d’InVivo Wine a rappelé qu’InVivo Wine ambitionne de devenir un groupe leader, pérenne, en phase avec les marchés mondiaux et bénéficiant des synergies du groupe, en particulier la filiale Bioline pour une viticulture de précision. Il constate la morosité du secteur vin, qui a perdu 10 % de parts de marché à l’international à cause de styles mal adaptés au consommateur. Il regrette le manque d’intérêt de la génération Y pour le secteur viti-vinicole, plus attirée par la bière, les cocktails et les spiritueux.

« Il nous faut des marques fortes, qui parlent au consommateur, qui soient dans la tendance » affirme-t-il. Cordier et Maris (bio et engagé) sont les réponses, de même que Café de Paris, l’effervescent dont l’achat devrait être finalisé en janvier « un secteur dynamique et une marque porteurs d’avenir ». Pour faire grandir cette étiquette, InVivo Wine prévoit de planter une centaine d’hectares en cépages résistants. Etant donné le temps d’obtention des bois, les premières récoltes devraient intervenir dans cinq ans.

Plate-forme mondiale de l’agriculture

Cette année la communication d’InVivo était peu axée sur le vin, car la nouveauté est le lancement d’une plate-forme commerciale pour l’agriculture, aladin.farm.fr/com. Son nom est déposé à l’échelle mondiale, car l’ambition est de couper l’herbe sous le pied des Gafa et autres Amazon au moment où ces derniers testent les marchés professionnels.

 

 

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Breton Loic Le 19 décembre 2019 à 14:52:37
ils ont raison de planter des cépages résistants quand nous voyons la demande auprès des viticulteurs français et européens augmenter. Le prochain défi est celui de l' environnement. La réduction de l 'emploi des produits phytosanitaires va dans ce sens. Il faut que la variété résistante doit etre supérieur ou égal au niveau organoleptique à l'existant. Egalement il doit ressembler au plus aux variétés emblématiques. Le CPOV a validé le nom du cépage ayant un parent d'une variété emblématique en dernière génération sur le rétro croisement. La France ne doit pas etre en retard par rapport à un mouvement international . On doit prendre le train en marche. Il est incroyable de constater que le Fleutai ayant reçu la validation du CTPS et du conseil spécialisé de France Agrimer en décembre 2018 ne soit pas encore validé par le ministère d' Agriculture . Sois disant il manque la signature du ministre. On continue l' expérimentation sur les différents terroirs . Cette année 4 variétés résistantes sortent ayant un parent Pinot Noir avec 4 à 5 gènes de résistances identifiées. La dégustation des vins issus de ces variétés est bluffante tellement on retrouve les qualités organoleptiques du pinot noir ou blanc. A ce jour on note que les metteurs en marché sont dans les startings blocs pour commercialiser les vins issus des variétés résistantes donnant des vins de bonne qualité. Peut-etre cela relancera la consommation des vins en France. Il faut trouver une solution au vin bashing . Bonnes Fetes de fin d' année Loic BRETON VCR FRANCE
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