LE FIL

Sans soutien gouvernemental

Les associations hygiénistes lancent la communication de leur mois sans alcool

Jeudi 12 décembre 2019 par Alexandre Abellan

« Le principe, c’est de se lancer le défi de rester sobre pendant tout le mois de janvier (oui, bon le réveillon ça ne compte pas) après les excès des fêtes » expliquer le compte Twitter du Dry January à la française.
« Le principe, c’est de se lancer le défi de rester sobre pendant tout le mois de janvier (oui, bon le réveillon ça ne compte pas) après les excès des fêtes » expliquer le compte Twitter du Dry January à la française. - crédit photo : DryJanuaryFr
Française à défaut de francophone, l’opération "dry january" se tiendra bien l’an prochain à l’initiative d’organisations sanitaires indépendantes, qui activent une campagne web.

Pas de "janvier sec", mais un "dry january #LeDéfiDeJanvier" lancé dès maintenant sur les réseaux sociaux pour le premier mois sans alcool organisé sur le territoire français. « Malgré les efforts du lobby alcoolier, malgré l’annulation sous pression de l’Elysée de l’opération "Mois sans alcool" initialement prévue par Santé Publique France, il y aura bien une campagne de "Dry January" en France » annonce un communiqué de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA).

"Tout va bien se passer"

Lancé avec un site internet ce 13 décembre, la campagne mise sur l’humour pour faire passer ses messages. Exemple sur Twitter : « nous tenons à cette occasion à rassurer nos amis de la filière viticole : non nous n’avons pas pour but de remplacer le vignoble bordelais par des plantation de quinoa, tout va bien se passer ». Des échos à l’initiative se font déjà entendre dans la presse. Par exemple sur le site de l’UFC Que Choisir qui propose « une pause pendant le dry january » : « l’alcool, en particulier le vin, fait partie de notre culture depuis des millénaires, nous sommes nombreux à l’apprécier. Doit-on pour autant s’empêcher de réfléchir à notre consommation ? »

Faisant alliance avec l’association Alcool Change UK, qui organise au Royaume-Uni un "dry january"  depuis 2013, les 18 associations et mutuelles organisatrices de cette déclinaison française de cette « pause d’alcool pendant un mois pour donner du répit à votre corps (et votre porte-monnaie) mais également faire le point sur la place qu’occupe l’alcool dans votre quotidien et votre sociabilité ».  On ne trouve donc pas parmi les porteurs du projet Laurence Cottet, la présidente de l’association H3D/France qui organise depuis 2019 l’évènement "Janvier Sobre" qui milite pour une consommation durablement responsable et sans interdit ponctuel (cliquer ici pour en savoir plus).

Tribune de réponse

Du côté des défenseurs de la filière vin, cette approche ne passe pas. Après le numéro spécial « Qui veut la peau des bons vivants » du Point, en témoigne la tribune « arrêtez de culpabiliser les amateurs de vin ! » signée par des personnalités des arts, des lettres et de la cuisine et publiée sur le Figaro. Ses signataires déclarant : « cette initiative me consterne. Et je ne sais si la placer de plus en janvier, mois de Saint-Vincent, patron des vignerons, relève de la simple bêtise ou de la provocation. »

 

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