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Champagne
Ce que les vignerons veulent changer dans le logement de leurs vendangeurs

Le Syndicat Général des Vignerons milite pour assouplir les règles d'hébergement des vendangeurs. En vain jusqu'à présent.
Par Aude Lutun Le 05 novembre 2019
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Ce que les vignerons veulent changer dans le logement de leurs vendangeurs
'Nous sommes désabusés que rien ne bouge sur ce dossier' regrette Christophe Pernet. - crédit photo : SGV
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es vendanges 2019 sont terminées depuis quelques semaines, mais le sujet sensible du logement des vendangeurs reste toujours d’actualité. Le syndicat général des vignerons (SGV) demande à pouvoir bénéficier de règles proches de celles prévues par le Code du travail, l’hébergement des vendangeurs étant soumis au Code rural. Le Code du travail est effet plus souple que le Code Rural. Il exige par exemple une surface destinée au sommeil de 6 m² par occupant, alors que le Code rural stipule une surface minimale de 9 m² pour le premier occupant puis de 7 m² par occupant supplémentaire.

Pour les locaux destinés à la cuisine et aux repas, le Code du travail ne précise pas de surface minimale mais indique juste de mettre à disposition un emplacement pour se restaurer dans de bonnes conditions. Le Code rural exige une surface minimale de 10 m² pour le premier occupant puis de 2 m² par occupant supplémentaire. « Nous sommes désabusés que rien ne bouge sur ce dossier, commente Christophe Pernet, administrateur au SGV en charge de ce dossier. Les vignerons lâchent prise sur ce sujet et l’on voit de plus en plus de grosses équipes de salariés étrangers qui sont parfois logés jusqu’à 150 kms de leur lieu de travail et qui viennent le matin en bus ».

Dérogations

L’Union des maisons de Champagne a négocié des aménagements, en 1997 puis de nouveau en 2016, avec les syndicats et la Direccte. Le SGV peut demander à bénéficier des mêmes dérogations, mais il estime que ce système dérogatoire n’est pas adapté à la situation des vignerons. « Nous ne sommes pas toujours en mesure de pouvoir mettre en place les compensations prévues dans la dérogation, comme des salles pour faire sécher les vêtements, ou des salles prévues pour la télévision, précise Christophe Pernet. Nous n’avons pas de structures conçues pour loger 50 personnes comme c’est le cas pour les maisons de champagne ».

Le SGV poursuit donc son travail de sensibilisation auprès des élus et de l’administration, et suggère un règlement à mi-chemin entre le Code du travail et le Code rural. Pour les chambres, le SGV propose 6 m2 pour le premier occupant et 4 m² par occupant supplémentaire dans la limite de six personnes. Pour la salle de restauration, il propose de conserver 10 m² pour le premier occupant mais de diminuer de 2 m² à 1 m² la surface obligatoire par occupant supplémentaire.

 

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