LE FIL

Sortie de crise

Vous êtes 54 % à préconiser une modernisation des vins rouges

Lundi 07 octobre 2019 par Alexandre Abellan

En appelant à la prise en compte des demandes de l’aval, notamment en termes de plaisir de dégustation, les sondés souhaitent un nouveau pilotage de l’offre nationale.
En appelant à la prise en compte des demandes de l’aval, notamment en termes de plaisir de dégustation, les sondés souhaitent un nouveau pilotage de l’offre nationale. - crédit photo : DR
Partageant le diagnostic de difficultés structurelles, la moitié des lecteurs de Vitisphere appelle à une refonte nette des profils-produits des vins rouges français pour retrouver la faveur des marchés.

Face à la crise commerciale des vins rouges qui touche des pans entiers de la filière française, la solution n’est pas à chercher ni dans une réorientation vers les rosés et crémants, ou dans l’attente d’une amélioration spontanée, ou dans l’arrachage pur et simple du vignoble, mais dans la réinvention de ses produits affirme la majorité des 136 sondés par Vitisphere (du 27 septembre au 3 octobre derniers). 54 % des participants estiment ainsi qu’« il faut changer le profil produit de nos vins rouges, les rendre plus digestes, fruités, rafraîchissants... »

Imposant un repositionnement des cahiers des charges viticoles, cette volonté de dépoussiérer structurellement l’offre gustative des vins rouges répond à la nécessité de renouer avec les moments et attentes des consommateurs. Les vins rouges se heurtant à une multitude de défis commerciaux simultanés. Qui vont des mutations profondes des marchés (avec les changements de générations et de préoccupations, notamment environnementales) aux évolutions des réseaux de commercialisation (dont la grande distribution), en passant par le repli de marchés moteurs (comme la Chine).

"Crise structurelle"

Si seulement 9 % des sondés estiment que « le vignoble français doit impérativement se rénover et développer ses bulles et son rosé », ils sont quasiment autant à naviguer entre pessimisme (18 % jugent que « l'arrachage va redevenir un sujet inévitable pour restructurer certains vignobles ») et optimisme (19 % estiment qu’il s’agit d’« une crise conjoncturelle et non structurelle, ce cycle va finir par se clore »).

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