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Les vignes commencent à souffrir du manque d'eau
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Languedoc
Les vignes commencent à souffrir du manque d'eau

Avec la chaleur de ce mois de juillet, les vignes commencent à exprimer des symptômes de stress hydrique. Ce stress arrivé avant la véraison fait craindre aux techniciens et aux vignerons un faible grossissement des baies et des blocages de maturité si l’absence de pluies perdure.
Par Christelle Stef Le 31 juillet 2019
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Les vignes commencent à souffrir du manque d'eau
Si le manque d'eau perdure, les baies resteront petites et il y aura des blocages de maturité - crédit photo : Pixabay
D

ans le Languedoc, en cette fin juillet, les vignes expriment déjà des symptômes de stress hydrique. « Depuis une semaine, les vignes non irriguées sont en arrêt de croissance dans beaucoup de secteurs. Et les jeunes vignes ou celles installées dans des sols superficiels ont les feuilles de la base qui jaunissent. Ce desséchement n’est pas lié au coup de chaud mais au stress hydrique », rapporte Jacques Rousseau, le responsable des services viticoles à l’ICV, le 29 juillet.

Une situation qui rappelle 2016 et 2017

Selon l’expert ce stress arrive très tôt, au moment où la vigne démarre tout juste la véraison. Une situation qui lui rappelle celle des années 2016 et 2017. Vignerons et techniciens sont donc inquiets. « Il y a encore 30 à 40 jours à tenir avant la récolte. Pour les vignerons qui peuvent irriguer, il n’y a pas de soucis si ce n’est que dans les AOP la réglementation interdit l’irrigation au-delà du 15 août. Pour les autres, s’il fait aussi chaud en août qu’en juillet et que le manque d’eau perdure, on risque d’avoir un faible grossissement des baies et des blocages de maturité ».

On va regarder de près l'acide malique

Le conseiller viticole va démarrer les contrôles de maturité la semaine prochaine. « On va regarder de près les taux d’acide malique. Il est possible que la canicule l’ait brûlé. S’il s’avère qu’à la véraison on part sur des niveaux d’acide malique bas, le risque est que l’on ait une cinétique de maturation lente ». A suivre.

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