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Coopération européenne
Une université d'été pour rattraper le retard sur l'enseignement des vins bio

Un programme d'études intensif propose de partager les enseignements de cinq instituts de formation, avec la perspective de créer un master sur la production de raisins et de vins biologiques.
Par Alexandre Abellan Le 22 juillet 2019
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Une université d'été pour rattraper le retard sur l'enseignement des vins bio
La formation alterne enseignement théorique et mises en pratique (dégustations, visites...). - crédit photo : Œnobio Project
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inancée par l’agence Erasmus +, l’université d’été Œnobio fait plancher pendant deux semaines 36 étudiants européens sur la viticulture et l’œnologie biologique à l’université de Geisenheim. Venus de 11 pays, ces élèves sont issus d’un consortium de 5 universités portant ce partenariat stratégique (soit les universités de Bordeaux pour la France, de Tarragone Rovira i Virgili pour l’Espagne, de Turin pour l’Italie, de Bucarest pour la Roumanie et de Geisenheim dans la Hesse).

Bénéficiant d’un budget de 397 500 euros sur trois ans, ce programme d’études intensif doit permettre à l’offre de recherche et de formations universitaires de rattraper le retard pris par rapport au fort développement des vins bio. Que ce soit dans le vignoble ou dans les marchés, la demande pour des opérateurs formés spécifiquement pousse impose de créer des nouveaux enseignements.

Harmonisation

Cette université d’été sera ainsi reconduite en mai 2020 à Tarragone (Espagne) puis en avril 2021 à Turin (Italie), avec en complément des conférences à Bucarest en octobre 2019, à Geisenheim en septembre 2020 et une clôture du projet en juillet 2021 à Bordeaux. Œnobio doit également être complété par le lancement d’une plateforme d’apprentissage en ligne et la création d’un master dédié au bio. Ces deux outils de formation étant portés par le consortium, qui compte créer une première formation à la bio qui soit harmonisée au niveau communautaire. A terme, les cinq universités prévoient une ouverture de ce dispositif d’enseignement spécifique aux professionnels du secteur.

A noter que deux syndicats bios participent au consortium : le Syndicat des Vignerons Bios de Nouvelle Aquitaine et le syndicat allemand des vins bio (ECOVIN).

 

Une première université d’été Œnobio s’était tenue en juin 2014 à Bordeaux, avec 29 étudiants et 21 intervenants pendant deux semaines

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