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Aquitaine
Les rendements 2018 en bio limitent la casse

La commission technique des vignerons bio Nouvelle Aquitaine qui s'est tenue le 13 juin dernier à Portets, en Gironde, a fait le point sur les rendements 2018. Ils sont moins bas qu'attendu.
Par Colette Goinere Le 20 juin 2019
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Les rendements 2018 en bio limitent la casse
En moyenne, les rendements 2018 bio sont finalement supérieurs à ceux de 2017 en Gironde. - crédit photo : Creative Commons CC0
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e millésime 2018 a été impacté par la grêle, le mildiou et la sècheresse. Mais les rendements sont supérieurs  à 2013 et 2017 : c’est la conclusion qui ressort  de l’enquête des rendements en viticulture biologique en Nouvelle Aquitaine, menée par Stéphane Becquet, ingénieur agronome et vinificateur, des Vignerons Bio Nouvelle Aquitaine. L’enquête a porté sur 275 vignerons dont 234 bordelais. «  Nous observons que pour les rouges, la situation est moins catastrophique qu’on pouvait  l’imaginer, le rendement moyen se situe à 35,3 hl/ha. Pour  les  rosés, le rendement est un peu plus élevé qu’en rouge (40,6 hl/ha), du fait de la répartition des volumes entre rouge et rosé en fonction des besoins du marché. Les blancs sont confrontés à un problème conjoncturel. Le sémillon n’a plus la cote. Il est remplacé par le sauvignon, plus capricieux. Le rendement moyen est à 41,9hl/ha  » note Stéphane Becquet. Ce dernier observe que malgré les difficultés de ce millésime 2018 (grêle, mildiou, sécheresse) les rendements sont bons. 

Anticiper les plants bio

Au menu également de cette commission technique, la question des plants bio et des cépages résistants. Concernant les plants bio, le constat est simple : ce n’est qu’en 2035 que les viticulteurs  bio seront obligés de recourir à des plants bio. En attendant les viticulteurs  sont dans l’attente. « Il va falloir mettre pépiniéristes et vignerons autour de la table. 2035 va arriver très vite " estime Stéphane Becquet. Les vignerons devront anticiper leurs plantations (commande des plants 18 mois à l’avance). Une façon de bien gérer son approvisionnement et de ne pas s’y prendre au dernier moment. Pour le pépiniériste, ce laps de temps devrait lui permettre de produire des plants de qualité. Autre enjeu : le développement des surfaces bio chez les pépiniéristes. Question : comment les isoler des surfaces  accueillants des plants conventionnels.  Quant au cahier des charges que l’INAO est en train d’élaborer, il devra rassembler les règles de l’agriculture biologique et  celle de la sécurité sanitaire. Il n’est pas encore bouclé.

Concernant les cépages résistants, les vignerons bio ont leur religion :  « Ils y sont favorables. Mais ce n’est pas la seule solution. La sélection massale est une autre piste à étudier, en sachant  qu’il  faudra être très attentif à l’absence de viroses et à la bonne gestion des conservatoires " indique-t-il.

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