LE FIL

Crémant de Bourgogne

Louis Picamelot investit les Coteaux de Talant en plantant 8 ha de vignes

Vendredi 28 octobre 2016 par Juliette Cassagnes
Article mis à jour le 02/11/2016 09:37:29

Les 8 hectares de vigne dédiés à la production de Crémant de Bourgogne seront plantés sur les coteaux de Talant, près de Dijon. Philippe Chautard remet ainsi « au goût du jour » d'anciennes terres viticoles oubliées.
Les 8 hectares de vigne dédiés à la production de Crémant de Bourgogne seront plantés sur les coteaux de Talant, près de Dijon. Philippe Chautard remet ainsi « au goût du jour » d'anciennes terres viticoles oubliées. - crédit photo : Louis Picamelot
Confrontée à des difficultés d'approvisionnement en raisins pour l'élaboration de ses Crémant, la maison Louis Picamelot va planter 8 hectares de vignes sur les Coteaux de Talant, près de Dijon. Un investissement qui lui permettra aussi de mieux maîtriser la qualité de sa production.

Aidée par un contexte économique très favorable et une certaine « confiance en l'avenir », la maison Louis Picamelot, élaboratrice historique de Crémant de Bourgogne basée à Rully (Saône-et-Loire), a décidé de se lancer dans de nouveaux projets d'investissements.

Le premier concerne le rachat et la plantation de nouvelles surfaces de vignes, 8 hectares exactement, en périphérie de Dijon, sur les coteaux de Talant : un secteur (encore) très peu planté, situé aux portes du vignoble de la Côte de Nuits et où des vignes ont existé par le passé. Deux hectares de Chardonnay et de Pinot noir sont en train d'être installés. Le reste suivra l'an prochain et les années suivantes. À terme, la superficie en propriété devrait ainsi passer de 14 à 22 hectares, soit un potentiel de 80 000 bouteilles de Crémant supplémentaires.

"Pour ne plus subir nos achats de raisins"

Mais la production totale annuelle, actuellement d'environ 300 000 cols, ne devrait pas croître d'autant. « L'objectif n'est pas d'augmenter en quantité mais en qualité, en maîtrisant mieux notre production », précise Philippe Chautard, directeur et propriétaire. Ce dernier a en effet l'intention de diminuer les quantités de raisins achetés à l'extérieur, notamment ceux dont la qualité ou le cépage n'apporte pas satisfaction. Avoir ses propres raisins doit lui permettre d'opérer plus de choix qualitatifs. « Le marché des raisins destinés au Crémant est actuellement un marché d'opportunisme ; c'est un déversoir dans lequel on achète ce qui reste et qu'on subit, estime celui-ci. C'est difficile de construire quelque chose avec cela, la production est rendue contraignante… Or, le Crémant de Bourgogne n'est pas un sous-produit, nous pouvons faire de grands vins ! », poursuit-il.

In fine, la production du négociant-propriétaire devrait être issue pour les deux tiers de raisins de vignes détenues en propriété, le reste provenant des achats extérieurs.

Le second investissement prévu consiste en l'agrandissement du site de production à Rully. Un nouveau chai bioclimatique bâti dans une ancienne carrière, d'une surface de 2000 m2, devrait voir le jour d'ici la fin d'année 2017. Montant total des travaux : 2 millions d'euros. Les locaux actuels étant devenus « très anciens, exigus, rendant le travail compliqué ».

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