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Dépérissement
Les maladies du bois scannées au vignoble

Le projet "Scan me if you can" va permettre aux vignerons de visualiser en instantané les tissus nécrosés par les maladies du bois à l’intérieur de leurs pieds de vigne et de réaliser des curetages plus précoces.
Par Marion Bazireau Le 05 décembre 2022
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Smiyc est la suite directe de Vitimage et Vitimage 2024 qui ont permis de visualiser les tissus nécrosés à l’intérieur de la vigne. - crédit photo : IFV
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es vignerons pourront bientôt « scanner » et visualiser les tissus nécrosés à l’intérieur de leurs pieds de vigne.

En partenariat avec l’interprofession des vins de Bourgogne, et le Comité Champagne, les chercheurs de l’Unité Mixte Technologique (UMT) Génovigne de Montpellier travaillent en effet sur un outil portable capable de leur afficher en instantané le rapport bois sain/bois dégradé, bon indicateur de l’état sanitaire de leur cep.

« L’idée est de mettre au point un outil portable, directement utilisable dans les parcelles et qui ne détruit pas les souches » expliquent-ils, dans la dernière newsletter du Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique (CNIV), porteur du Plan national contre le dépérissement du vignoble.

Ils ont déjà réussi la prouesse en laboratoire lors du projet Smiyc (Scan me if you can) et vont désormais mettre au point un capteur rendant possible ce diagnostic à la parcelle, sans destruction de la souche.

Symptômes foliaires peu fiables

« L’intérêt est double pour les vignerons et pour les techniciens. Ils n’auront plus besoin de surveiller l’expression de symptômes foliaires, dont l’origine précise demeure inconnue et qui ne reflète pas toujours l’état interne des vaisseaux du bois » poursuivent-ils, avant d’expliquer qu’un cep peut ne rien extérioriser alors qu’il contient un fort pourcentage d’amadou.

L’outil permettre une intervention précoce, comme un curetage, mieux localisé et moins traumatisant. Les chercheurs vont définir les conditions de prise de vue nécessaires à l’obtention de données fiables par radiographie 2D au laboratoire et dans les parcelles. En parallèle, ils développeront un logiciel d’analyse d’images dont les résultats seront validés par comparaison avec des données acquises sur les mêmes plantes par tomographie 3D.

 

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