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Le salon Dionysud relie innovation et adaptation de la viticulture
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Retour aux affaires
Le salon Dionysud relie innovation et adaptation de la viticulture

Le salon professionnel biterrois est de retour après l'arrêt imposé par la crise Covid. L'évènement se veut en première ligne de la présentation de l'innovation au service de l'adaptation de la viticulture au changement climatique. Machines, création variétale et nécessité de l'eau sont essentiels à la pérennité d'une filière incontournable dans l'économie régionale d'Occitanie.
Par Olivier Bazalge Le 15 novembre 2022
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Le salon Dionysud relie innovation et adaptation de la viticulture
Aux côtés de (de g. à dr.) Bernard Angelras, Jérôme Despey, Robert Ménard et René Moreno, Gérard Julien (au micro) a placé ce salon sous le signe de l'innovation et de l'adaptation - crédit photo : Cédric Faimali (GFA)
A

près les annulations successives liées aux restrictions de la pandémie Covid-19, le salon professionnel Dionysud a repris ses droits pour une 15ème édition au parc des expositions de Béziers. Ce 15 novembre, à l’occasion de l’inauguration d’un salon qui regroupe 140 exposants et attend 8 500 visiteurs, le maire de Béziers Robert Ménard est venu réitérer le soutien de l’agglomération biterroise « pour aider les entreprises de cette filière qui ont eu à faire face à des catastrophes climatiques, car c’est notre rôle d’élus de nous mobiliser pour les accompagner, les aider financièrement avec njos possibilités, et surtout porter leur parole auprès de la représentation nationale ».

Aux côtés du président du groupe France Agricole (propriétaire du salon et du site Vitisphere) Gérard Julien, du président de la chambre d’agriculture de l’hérault Jérôme Despey, du président de l’Insitut Français de la Vigne et du Vin (IFV) Bernard Angelras et du conseiller régional René Moreno, le maire et président de l’agglomération de Béziers a énuméré les leviers d’aide mis en œuvre par l’agglomération biterroise aux entreprises de la filière viticole : « aide immobilière, à l’image de ce que nous avons fait avec la cave coopérative de Sérignan, et aide promotionnelle, en incitant les restaurants de l’agglo, ainsi que les grossistes qui les fournissent, à mettre en avant et faciliter l’accès aux vins locaux ».

Résilience viticole

Gérard Julien a placé ce salon sous le signe d’un machinisme au service de « l’adaptation et la pérennisation de la filière dans le contexte d’évolution du climat ». Jérôme Despey l’a accompagné dans cette vision afin que l’innovation et l’adaptation du machinisme viticole permette aux vignerons de faire « perdurer la viticulture comme fleuron économique du département et la région ». Le président de la chambre d’agriculture héraultaise n’a pas manqué de rappeler combien la filière avait été ébranlée par « les gifles successives reçues depuis 2019, entre taxes Trump, crise Covid et aléas climatiques ». Celui qui est également viticulteur à Saint-Géniès-des-Mourgues, près de Montpellier, a d’ailleurs réitéré sa reconnaissance auprès des collectivités locales, « région, département, agglomérations, qui ont apporté tout leur soutien pour assurer la pérennité de l’activité viticole sur leurs territoires ». Il a par ailleurs regretté l’absence des représentants de l’Etat pour l’inauguration de ce salon, « alors qu’il reste encore à caler des mesures de prise en charge suite au gel d’avril 2021, à savoir la prise ne charge des cotisations sociales et celle des 2,5 % de franchise assurantielle ».

Au sortir du fort épisode pluvieux ayant frappé la région montpelliéraine la veille, le président du conseil spécialisé vin de FranceAgrimer a également remis une pièce dans la machine du sujet brûlant des retenues collinaires hivernales. « Il faut stopper la démagogie et le populisme concernant l’eau. Stocker les excès d’eau de pluie ne veut pas dire que nous ne sommes pas capables d’en limiter la consommation. L’eau est indispensable à la viticulture et l’innovation présentée sur ce salon joue un rôle essentiel pour en optimiser l’utilisation dans nos pratiques, en nous offrant ce qui est nécessaire à une utilisation économe dans nos vignobles », a-t-il appuyé. La viticulture aura néanmoins besoin d’eau dans le contexte de changement climatique, et Jérôme Despey a été rejoint sur le sujet des retenues hivernales par le représentant du conseil régional René Moreno, qui estime que « les 120 mm tombés hier sur le montpelliérain sont partis vers la mer et auraient trouvé toute leur utilité à pouvoir être retenus au bénéfice des cultures, il n’y a donc pas de discussion autour de l’utilité de ces retenues hivernales, qui de surcroît n’ont pas un impact environnemental majeur ».

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Création variétale adaptée

Dans la continuité de cette nécessaire adaptation de la filière aux effets du climat, le président de l’IFV Bernard Angelras a gardé le mot de la fin, au regard des besoins d’avenir d’une viticulture qui aura besoin d’eau, mais qui devra aussi « composer avec des conditions pour lesquelles l’innovation et la création variétale sont une réponse essentielle ». L’IFV propose d’ailleurs à l’occasion de Dionysud des ‘Sensorielles’, dégustations de variétés nouvelles, résistantes ou adaptées aux conditions de sécheresse. « La création variétale est une projection sur les conditions futures, mais aussi sur les spécificités régionales. Nous avons des solutions à toutes les conditions de production », a d’ailleurs rappelé le président de l’IFV, avant de conclure : « la viticulture est un acteur économique important et essentiel pour nos communes, territoires et régions de production. Si nous ne lui apportons pas de solution de pérennité, ce sera avec des déserts que nous aurons à composer ».

 

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Tous les commentaires (1)
Chahbani bellachheb Le 19 novembre 2022 à 06:21:04
Je propose aux viticulteurs, utilisant les "bassines' ou retenues collinaires remplies pendant l'hiver avec l'eau des pluies et des rivieres d'experimenter les diffuseurs enterrés pour irriguer leur vignes avec un volume d'eau 50 à 60% moins que lle goutte à goutte. . En plus l'irrigation sera "anticipée " et en une seule ou 2 fois durant l'hiver et le printemps . Nous sommes ouverts à toute collaboration potentielle pour utiliser les diffuseurs enterrés en viticulture et arboriculture en general ainsi que pour les grandes cultures (maïs, blé, tournesol, orge, luzerne, etc...) .
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