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Le vignoble nécessite "d’urgence une boîte à outils la plus complète possible"
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Jean-Marie Fabre
Le vignoble nécessite "d’urgence une boîte à outils la plus complète possible"

Le président des Vignerons Indépendants plaide pour le déploiement d’un panel de mesures permettant de répondre à chaque cas particulier : de l’arrachage au stockage, en passant par la distillation et la réserve climatique.
Par Alexandre Abellan Le 03 novembre 2022
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Le vignoble nécessite
« Il faut que notre fleuron économique reste ce qu’il est malgré les difficultés » défend Jean-Marie Fabre. - crédit photo : Luc Jennepin (Vignerons Indépendants)
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lors que les conseils de bassin viticoles se réunissent dans chaque vignoble, Jean-Marie Fabre, le président des Vignerons Indépendants de France appelle chaque représentant de la filière « à se positionner en urgence sur les outils nécessaires » aux gestions conjoncturelles et structurelles des multiples difficultés actuelles (inflation des coûts de production, tendance à la déconsommation, tensions à l’export…). Rappelant que « la filière vitivinicole n’est pas monolithique : elle est multiple », le vigneron de Fitou pointe qu’il n’existe pas de solution unique transposable à tous les vignobles (connaissant une diversité de fortunes commerciales, orientations historiques et stratégies futures).

Dans ce cadre, « il faudra au plus tôt une feuille de route claire de la filière. Il est important que les bassins s’expriment sur une boîte à outils la plus complète possible afin que chacun pioche dedans. Les leviers sont multiples : arrachage, distillation, stockage, réserve climatique, développement parts de marché… » évoque Jean-Marie Fabre. Le représentant national notant qu’« il reviendra à chaque bassin d’opérer ses choix en responsabilité pour gérer les tensions des mois qui viennent ».

Assurer l’avenir sans l’injurier

Les signaux restent inquiétants en la matière : tensions de marché, difficultés approvisionnement matières sèches, indisponibilité des transitaires pour des conteneurs… « À chacun d’assurer l’avenir sans l’injurier. Qui est capable de prévoir ce que sera le marché mondial dans quelques mois ? » conclut Jean-Marie Fabre.

 

 

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Tous les commentaires (1)
Albert Le 04 novembre 2022 à 08:07:21
Notre "fleuron" ? .. non, je ne me sens pas concerné. La filière engrange les bénéfices quand tout est au vert, mais en appelle systématiquement aux pouvoirs publics pour mettre en place des aides ("outils" !) qui sont financées par nous autres, contribuables. Et pourquoi la filière ne réfléchirait-elle pas à la mise en place d'une boîte à "outils" auto-financée ? .. elle est en demande d'une "réserve climatique" pour gérer récoltes et millésimes, elle devrait s'inspirer de ce principe pour se constituer une manne à usage stratégique collectif avec grille de critères d'attribution pour verser une allocation ciblée. PS : ce qui me dérange c'est que les aides de toute nature (UE, nationales) contribuent in fine à la valorisation de l'outil de production (foncier viticole productif, matériels, modernisation des chais). Rares sont les "aides" à la trésorerie.
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