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Inquiétudes persistantes sur le cadre européen des étiquettes du vin
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Message à Bruxelles
Inquiétudes persistantes sur le cadre européen des étiquettes du vin

Les représentants des vignobles communautaires demandent au commissaire européen à l’Agriculture de veiller à la préservation des spécificités du vignoble dans la future réglementation.
Par Alexandre Abellan Le 02 novembre 2022
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Inquiétudes persistantes sur le cadre européen des étiquettes du vin
L’AREV s’inquiète également de la réduction de 50 % des phytos utilisés (directive SUD) et de la gestion des Indications Géographiques (réforme des IG). - crédit photo : AREV
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« Le vin ne doit pas être soumis aux limitations et aux facteurs de conditionnement des autres boissons alcoolisées » plaide l'Assemblée des Régions Européennes Viticoles (AREV), qui échangeait ce jeudi 27 octobre avec Janusz Wojciechowski, le commissaire européen à l'Agriculture. Lors de sa rencontre, Emiliano García-Page Sánchez, le président de l’AREV a défendu une place à part pour le jus de treille dans le cadre du nouvel étiquetage nutritionnel. « Le vin devant être considéré comme une denrée alimentaire et non comme un spiritueux, les deux concepts ne doivent pas être mélangés » indique un communiqué de l’AREV.

Notant que l’étiquetage des boissons alcoolisées dépend à Bruxelles de la direction générale de la Santé et non de l’Agriculture, l’AREV plaide pour la vigilance de Janusz Wojciechowski afin que « les termes de l'étiquetage nutritionnel du vin [soient] définis et développés afin de fournir une couverture et des critères pour le respect des obligations légales de manière équilibrée et équitable, suivant le rôle transversal de ce secteur économique dans la société, en tant qu'expression de la culture et du mode de vie des régions viticoles européennes ».

Incertitude

Face à « l'absence d'un système harmonisé avec une vision transversale de critères équilibrés, sont apparus des systèmes tels que NUTRISCORE, qui incluent des critères d'évaluation ne tenant pas compte d'un équilibre de facteurs lors de l'évaluation ou de la détermination de l'étiquetage, ce qui génère une incertitude non seulement pour le secteur mais aussi pour les consommateurs » ajoute l’organisation, notant qu’« après la tentative précipitée de faire passer le rapport BECA (Special Committee on Beating Cancer), dont les termes ont heureusement été édulcorés avant d'être approuvés, l'étiquetage interroge et met le secteur dans l'embarras, générant une incertitude qui doit être clarifiée ».

 

 

 

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Tous les commentaires (1)
Leclerc Le 09 novembre 2022 à 04:23:20
Un traitement particulier du vin, par rapport aux autres boissons alcoolisées, peut être justifié par bien d'autres arguments que "la culture et le mode de vie". La compostion du vin en polyphénols en fait un produit trés différent au niveau de la Santé, y compris au niveau des cancers. Le Dr Jean-Pierre Rifler vient tout juste de publier "les vertus du vin", chez Favre,. C'est un livre trés doculenté qui fait le point le plus récent possible sur le sujet "Vin et santé". Jacques Dupont en a fait une critique très élogieuse. Un cycle de conférences est en cours (Dijon, Paris, ...). Parallélement, le Pr Norbert Latruffe anime l'association "Alimentation Méditerranénne et Santé", basée à Dijon. Ces Bourguignons montrent la voie à suivre pour ne pas être enfermé dans un amalgame non justifié scientifiquement avec les autres boissons alcoolisées. Les choses bougent en ce moment. Même sur l'ensemble des boisssons alcoolisées, les jugements de 2018 dans le Lancet viennent d'être sérieusement révisés pour la majorité des consommateurs. La filière vin doit se mobiliser.
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