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Maladies du bois
Quand la recherche viticole cible le bois noir

Le programme RENOV met les moyens pour mieux comprendre la maladie du bois noir dans l’objectif de développer de futures stratégies de lutte dans le vignoble. Il démarre en février 2023.
Par Christophe Reibel Le 31 octobre 2022
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Céline Abidon, de l’IFV de Colmar, est la coordonnatrice du programme RENOV. - crédit photo : Christophe Reibel
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Le bois noir est un fléau. On vit avec. Mais on ne lutte pas contre ». Ce constat dressé par Céline Abidon, de l’IFV de Colmar, à l’occasion de l’étape alsacienne du Plan National Dépérissement du Vignoble (PNDV tour) qui s’est tenu le 25 octobre à Kientzheim, peut changer. Le programme RENOV veut y remédier et anticiper la recrudescence de la maladie afin que la profession « ne se retrouve pas un jour dans une situation d’urgence ».

Maladie non épidémique causée par un phytoplasme propagé par un vecteur non inféodé à la vigne, le bois noir explose cycliquement. Après les épisodes marquants des années 1960, 1980 et 2000, ses symptômes se sont à nouveau fortement exprimés en 2018. La maladie peut aller jusqu’à diviser par deux le volume d’une récolte. Sa présence diminue l’efficacité de la prospection flavescence dorée. Certains cépages y sont plus sensibles comme par exemple le chardonnay, le riesling et les pinots intermédiaires.

Eliminer les plantes hôtes au printemps/automne

Porté par l’INRAE, l’IFV, les interprofessions d’Alsace, de Bourgogne et de Champagne ainsi que les chambres d’agriculture, RENOV est le dernier projet lauréat financé par le PNDV. Il s’appuiera sur le cas concret d’une quinzaine de parcelles symptomatiques localisées dans l’Aude, en Alsace, Bourgogne, Champagne et Jura. Il s’agira notamment d’y étudier le rôle la population des insectes vecteurs et de déterminer quelles sont les origines géographiques des phytoplasmes (variants inclus) responsables de la maladie et quelles plantes hôtes les hébergent. La liste de ces dernières est conséquente, mais liseron des champs et ortie en occupent les premières places. Les mesures de la lutte préventive actuelle conseille de les éliminer à l’automne ou au printemps. Faucher en juillet lors des pics de vols favorise en effet la dissémination des insectes.

L’enherbement de l’inter-rang peut limiter la densité du liseron. Un traitement insecticide est inefficace en raison de la présence trop fugace du vecteur. Le programme réévaluera également la capacité du traitement à l’eau chaude (45 minutes à 50°) à tuer le phytoplasme.

 

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