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Reconnaissance communautaire
Bannière Iter Vitis pour les routes des vins du Sud-Ouest

L’interprofession adhère au réseau européen pour structurer son offre œnotouristique sur l’ensemble de son vaste territoire viticole.
Par Alexandre Abellan Le 15 juin 2022
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Bannière Iter Vitis pour les routes des vins du Sud-Ouest
« L’œnotourisme donne un supplément d’âme et structure les territoires, les paysages, et donne aux touristes une raison supplémentaire de visiteur un territoire » indique Didier Cujives, le président d’Iter Vitis France. - crédit photo : Iter Vitis - Les Chemins de la Vigne
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aptisés les chemins de la vigne, les itinéraires culturels Iter Vitis accueillent un nouveau membre : l’Interprofession des Vins du Sud-Ouest (IVSO), qui vient de signer son adhésion ce 15 juin à Bruxelles. Validé par le Conseil de l’Europe, ce réseau de vignobles, paysages et patrimoines marque une véritable reconnaissance « pour engager des actions autour de la thématique de l’œnotourisme, mais aussi pour structurer véritablement une offre dynamique, qui puisse intégrer sur le Sud-Ouest une attractivité gastronomique » déclare Didier Cujives, le président d’Iter Vitis France.

Vignoble s’étendant de l’Aveyron au Pas Basque, le Sud-Ouest ne peut envisager une route des vins linéaire, à l’inverse de la référence historique qu’est l’Alsace. Son itinéraire va capitaliser sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, qui est lié à son histoire (les pèlerins faisant voyager des cépages qui ont construit l’identité du Sud-Ouest). « Le vignoble du Sud-Ouest ce n’est pas un vignoble, mais un continent du vin. On a tellement d’identités différentes et d’opportunité de les valoriser et de les promouvoir » souligne Emanuela Panke, la présidente de l’association Iter Vitis Europe.

La route des vins ne doit pas se limiter à la partie viticole

Se souvenant des difficultés à faire comprendre que le vin n’était pas un produit commercial mais culturel lors du lancement d’Iter Vitis, en 2007, Emanuela Panke souligne que « l’Europe n’est pas un nouveau pays producteur : on n’est pas obligé de créer un Luna Park comme en Napa Valley ou en Afrique du Sud. L’idée est de valoriser l’aspect culturel et de sortir de la cave. Il n’y a pas que la dégustation. L’itinéraire peut être suivi par des gens qui ne boivent pas. » Ce que confirme Joël Boueilh, le président de l’IVSO : « la route des vins ne doit pas se limiter à la partie viticole. Nous souhaitons fédérer tous les acteurs d’un territoire pour qu’il y ait une synergie et une énergie qui se mettent en œuvre ».

L’adhésion à Iter Vitis doit permettre de mener une politique œnotouristique à échelle du bassin indique Paul Fabre, le directeur de l’IVSO, pour qui cette bannière doit permettre de décloisonner et relier les territoires. Ce qui va se matérialiser par des macarons sur les caves et maisons du vin, avec le projet de créer un évènement festif sur tout le vignoble, de réaliser un ouvrage collectif (un appel à contribution est en cours) et de tenir des conférences ("de la Saint-Jacques à la Saint-Vincent", de juillet 2022 à Irouléguy jusqu’à janvier 2023 à Cahors). « Ça unit, ça donne du sens aux actions, ça connecte à l’Europe » résume Paul Fabre.

Jouer collectif

En termes d’union, « il faut des acteurs fédérés sur le territoire [pour se relier] à la politique de promotion de l’Union Européenne » indique l’eurodéputée languedocienne Irène Tolleret, qui salue la dimension européenne d’Iter Vitis pour aller plus loin dans la structuration. « C’est par le biais de la formation des hommes et des femmes qui vivent sur le territoire que l’on fera la différence » abonde l’eurodéputé languedocien Eric Andrieu, qui note par exemple la nécessité de maîtriser les langues étrangères pour assurer un accueil international. Et déployer l’impact économique de ces séjours.

« Les œnotouristes vont passer 3 jours, 5 jours, 15 maximum sur nos territoires. Mais les 360 à 350 jours qui restent dans l’année, il faut que chez eux ils en gardent le souvenir, pour aller tendre le bras dans le rayon d’une grande surface ou d’un caviste et prendre ces vins parce qu’ils se disent : "j’ai vécu quelque chose de magique" et ils ont envie de le reproduire, de se le remettre en mémoire. C’est ce travail que nous devons réussir et qui contribuera à faire encore grandir nos vins du Sud-Ouest » conclut Joël Boueilh.

 

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