Accueil / Viticulture / Report d'une étude européenne clé de la réévaluation du glyphosate

Herbicide
Report d'une étude européenne clé de la réévaluation du glyphosate

Une étude clé sur les effets du glyphosate, qui doit servir de base à l'Union Européenne pour décider ou non de la réhomologation de la matière active a été reportée à juillet 2023
Par AFP Le 12 mai 2022
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Report d'une étude européenne clé de la réévaluation du glyphosate
En viticulture, le glyphosate est limité à 450 g/ha/an dans la majorité des situations - crédit photo : Christelle Stef (photo d'archive)
B

ruxelles s'est dit mardi 10 mai "profondément inquiet" du report, à juillet 2023, d'une étude cruciale sur les effets du glyphosate, qui doit servir de base à sa décision de prolonger ou non au-delà l'autorisation dans l'UE de cet herbicide controversé, qui court actuellement jusqu'à mi-décembre. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont annoncé dans un communiqué commun "avoir dû réviser le calendrier des étapes restantes du processus de réévaluation" du glyphosate, en raison du "nombre sans précédent d'observations" reçues par les deux régulateurs, notamment de la part d'experts des Etats membres.

Afin de "prendre en considération" ces centaines de contributions, les deux agences repoussent à juillet 2023 les conclusions de l'EFSA sur "tous les risques possibles de l'exposition au glyphosate pour les animaux, les humains et l'environnement", un rapport initialement attendu au "second semestre 2022". Cette évaluation est indispensable à la Commission européenne pour décider de la prolongation ou non de l'autorisation délivrée à l'herbicide dans l'UE. L'autorisation actuelle, étendue en 2017 pour cinq ans, expire le 15 décembre 2022, mais elle sera automatiquement prolongée jusqu'à la fin du processus d'évaluation, à moins qu'un risque particulier ne soit identifié entretemps.

Meilleurs délais

"Je suis profondément préoccupée par le retard de l'évaluation du glyphosate, tout en prenant note du grand intérêt suscité par le processus d'évaluation", a commenté la commissaire à la Santé Stella Kyriakides. "J'ai demandé aux agences de faire tout leur possible pour achever leurs travaux dans les meilleurs délais (mais) il est extrêmement important que toutes les nouvelles preuves soient soigneusement examinées et prises en compte", a-t-elle souligné, rappelant que "les pesticides dont l'innocuité n'a pas été démontrée sont interdits" dans l'Union Européenne.

Dans un premier temps, fin mai-début juin selon le nouveau calendrier, l'ECHA devrait publier son "évaluation des risques" liés au glyphosate pour la santé humaine, déterminant notamment si l'herbicide doit être considéré comme cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction ou perturbateur endocrinien. Ce rapport de l'ECHA pourrait conduire la Commission européenne à décider, bien avant l'échéance de mi-décembre, de ne pas reconduire l'autorisation du glyphosate, par exemple s'il est reconnu cancérogène. Dans le cas contraire, la réglementation oblige Bruxelles à prolonger l'utilisation jusqu'au terme du processus d'évaluation.

Le Groupe d'évaluation du glyphosate, composé de quatre États membres rapporteurs (France, Hongrie, Pays-Bas et Suède), doit rendre d'ici "fin septembre" à l'EFSA un avis actualisé, avant une série de consultations et les conclusions finales du régulateur.

Objectif national

La France s'est donnée pour objectif de sortir de l'essentiel des utilisations de ce désherbant classé comme "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2021, avant une interdiction totale en 2023. Des organisations agricoles s'y opposent, pointant l'absence de produit alternatif.

 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (3)
Mic Le 15 mai 2022 à 15:28:54
C'est pas aujourd'hui que la vie va reprendre dans les vignes,rien n'évolue.
Signaler ce contenu comme inapproprié
Alain Le 13 mai 2022 à 20:35:55
Parfaitement d'accord avec vous juju51.
Signaler ce contenu comme inapproprié
Juju51 Le 12 mai 2022 à 19:29:53
Juste pour donner mon opinion, je trouve ça injuste le faite con ne pourra plus utiliser d'hebicide pour les pro, pour ma par j'en fait deux par ans a des bon moments et je n'et pas de souci d'herbe pour la période de pousse de la vigne, l'herbe commence à repoussé tranquillement sous la chaleur du mois d'août, l'hivers l'herbe me dérange pas jusqu'à les premiers bourgeons qui point leur nez, je pense que je pollue beaucoup moins comme ca que ci demain je devrait travailler la terre toute les 2 a 3 semaines, l'impact carbone sera plus conséquente, sans parlé des problème du travail de la terre, destruction des espèces vivaces, insectes, bactéries.. Attention je suis pas contre des changements pour améliorer la préservation de la terre, mais attention au conséquence que sa peu engendrer derrière, a moins de supprimer également le gasoil/l'essence/fuel/diesel.. Qui engendre également des problème sur l'homme des maladie lié au particule toxiques que nous respirons, sur les animaux, les insectes, la terre, les marée noire et j'en passe...
Signaler ce contenu comme inapproprié

vitijob.com, emploi vigne et vin
Charente - Alternance/Apprentissage
Côte-d'Or - CDI
Gironde - Alternance/Apprentissage
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé