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Trois clics pour prévenir les riverains des traitements au vignoble

L'application Phyto'alerte d'ARinsight a fait ses preuves chez les producteurs de pommes du Limousin. Ses créateurs profitent de cette période de révision des chartes riverains pour en faire la promotion auprès des régions viticoles.
Par Marion Bazireau Le 09 mai 2022
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Trois clics pour prévenir les riverains des traitements au vignoble
La plupart des logiciels de traçabilité communiquent avec Phyto’alerte, évitant au viticulteur une double saisie. - crédit photo : ARinsight
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3 ans après son lancement, l’adoption de Phyto’alerte par les arboriculteurs du Limousin témoigne de leur volonté d’être transparents sur leurs traitements phytosanitaires. Cela redore l’image de marque de leurs pommes » se félicite Fabrice Micouraud, consultant pour l’application.

10 864 traitements ont été signalés lors de la dernière campagne. 1 250 riverains ou randonneurs ont téléchargé l’application pour en être informés s’ils se trouvaient à proximité.

Pour Fabrice Micouraud, ce succès s’explique par une concertation étroite entre toutes les parties prenantes avant le lancement de Phyto’alerte. « L'idée était d'informer au mieux et au plus tôt les riverains sans rajouter de tracasseries et de contraintes aux agriculteurs ».

Les équipes d’ARinsight se chargent d’importer le parcellaire des agriculteurs lorsqu’ils s’inscrivent sur la plateforme. « A l’usage, ils n’ont plus qu’à cliquer sur les parcelles qu’ils prévoient de traiter, à indiquer et un délai de rentrée de 6 à 48 h. S’ils le souhaitent, ils peuvent en plus préciser le produit utilisé, la substance active, voire la phrase de risque ».

Les riverains qui habitent à proximité reçoivent alors une notification. Un logo rouge apparait sur les parcelles traitées. Au fil de heures, ce logo devient orange, puis jaune, et repasse au vert quand le danger est écarté.

Plus simple que les panneaux ou SMS

« C’est bien plus simple que d’aller poser des panneaux ou d’envoyer des SMS à tous ses voisins ». D’autant plus simple que la plupart des logiciels de traçabilité communiquent avec Phyto’alerte, évitant une double saisie.

Les randonneurs sont géolocalisés. « Ils peuvent programmer leur trajet à l’avance ou changer d’itinéraire une fois sur le terrain en fonction des épandages renseignés » poursuit Fabrice Micouraud.

« Nous avons veillé à ce que l’anonymat de chacun soit préservé. Il est par exemple impossible pour les riverains de comptabiliser les traitements des agriculteurs. D’ailleurs l’application ne conserve pas de statistiques d’utilisation » tient-il également à préciser. 

Les nouvelles chartes devant prévoir les modalités d’information des riverains, l’entreprise ARinsight espère être contactée par de nouveaux départements. « La souscription peut également se faire à l’échelle d’une mairie, d’une filière, d’une cave coopérative, ou d’un viticulteur seul » détaille le consultant. Phyto’alerte est gratuite pour les riverains mais payante pour les professionnels.

 

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Tous les commentaires (1)
Mic Le 10 mai 2022 à 12:36:31
Vers chez moi c'est au bruit ( de la "sulfateuse") et l'odeur qu'on le sait.
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