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Après le gel
Les vins IGP OC veulent leur réserve de résilience

Le syndicat de l’Indication Géographique Protégée languedocienne veut mettre en place dès les prochaines vendanges une réserve de résilience pour faire face aux aléas climatiques.
Par Michèle Trévoux Le 03 mai 2022
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« Nous nous sommes inspirés du modèle champenois qui a fait ses preuves, en l’adaptant à notre région » indique Jacques Gravegal, président du syndicat. - crédit photo : Michèle Trévoux
C

’est devant une salle très clairsemée (54 présents) que le syndicat de l’IGP pays d’Oc a présenté, lors de son Assemblée Générale ce vendredi 29 avril à La Grande Motte, un nouvel outil de régulation du marché : la réserve de résilience.

« Après le gel de l’année dernière, nous avons immédiatement étudié des solutions pour éviter ces à-coups de production préjudiciables à l’équilibre du marché. Nous nous sommes inspirés du modèle champenois qui a fait ses preuves, en l’adaptant à notre région », a introduit Jacques Gravegal, président du syndicat.

Réserve volontaire

Le projet, actuellement en cours d’approbation par les pouvoirs publics, prévoit la possibilité pour les producteurs d’une réserve individuelle volontaire, constituée au sein du rendement maximum de production. Le volume maximum de cette réserve, constitué de vin certifié en IGP OC, sera de 15 % au-delà du BIC (Besoin individuel de l’exploitation)*.

C’est le principe d’une réserve glissante qui a été retenu avec une libération automatique à partir du 15 septembre : le volume bloqué de la récolte n-1 est alors remplacé par le volume équivalent de la récolte n et le volume ainsi libéré pourra être mis en marché. La libération collective ce cette réserve pourra également intervenir en cours de campagne, en cas de hausse de la demande des marchés ou en cas de non atteinte du BIC collectif suite à une petite récolte.

La libération individuelle de cette réserve pourra également être décidée, après validation de l’interprofession, dans le cas où une cave enregistrerait une hausse de ses ventes, ou si le BIC n’est pas atteint suite à une petite récolte ou s’il y a un risque de dégradation qualitative.

Régulation du marché

« Ce nouvel outil s’inscrit dans une démarche de régulation du marché, qui comprend déjà les contrats pluri-annuels qui sécurisent la vente pour ceux qui produisent et l’approvisionnement pour les metteurs en marché. Le BIC, lui, permet d’avoir une cible de production calée sur la cible marché. Chacun sait ce qu’il doit produire. La mise en réserve un outil supplémentaire de stabilité des volumes à mettre en marché. Ces trois outils permettent d’assoir ,des stratégies à long terme sur des volumes qui peuvent croître régulièrement et sur des bases de prix dont la valorisation est relativement stabilisée », s’est félicité Olivier Simonou, président d’InterOc.

Le syndicat souhaite la mise en place de cette réserve dès les prochaines vendanges. Florent Guhl, Draaf Occitanie n’y semble pas opposé. « C’est de l’intelligence. Paris veut bien entendre que l’intelligence vient des territoires. Nous allons trouver des solutions réglementaires et économiques pour un équilibre durable nos vins à indication géographique protégée », a-t-il conclu.

 

* : Expérimenté depuis 2020, le BIC (Besoin Individuel de Commercialisation) vise à réguler l’offre et la demande. Il détermine pour chaque exploitation ou cave coopérative un volume commercialisable basé sur la moyenne quinquennale des sorties de chai. Ainsi la somme des Bic des caves correspond aux sorties de chai de l’IGP Pays d’Oc.

 

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