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Premiers traitements anti oïdium et mildiou dans le vignoble

Quelques vignerons ont traité en amont des pluies du weekend pour éviter les contaminations d’oïdium ou de mildiou. A Bordeaux, dans le Languedoc ou Bourgogne, la situation n’est toutefois pas encore préoccupante.
Par Marion Bazireau Le 26 avril 2022
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Premiers traitements anti oïdium et mildiou dans le vignoble
Dans les Pyrénées-Orientales, les premiers drapeaux d'oïdium et repiquages sur feuilles de vigne sont visibles à Banyuls. - crédit photo : Inrae
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es œufs de mildiou n’étaient pas encore mûrs dans le vignoble de Côte d’Or la semaine dernière. « Nous avons relancé un test sur des fragments de feuille ce matin, nous verrons demain ce qu’il en est » explique Pierre-Etienne Petitot, conseiller à la Chambre d’agriculture.

En Bourgogne, les viticulteurs ont connu des cumuls de 10 à 25 mm de pluie ce weekend. « Mais les températures sont assez basses donc même si la maturité est acquise il ne devrait pas y avoir de contaminations ».

Dans le Gard, où le mildiou est prêt depuis fin mars, Bernard Genevet ne s’inquiète pas. Le consultant à l’Institut Coopératif du Vin (ICV) a vu quelques viticulteurs traiter en préventif avant le weekend. « C’est resté très marginal. Les prochains épisodes pluvieux seront davantage contaminants ».

La Chambre d’agriculture de la Gironde a également joué la temporisation. « Nous n’avons pas conseillé de traitement avant le weekend, et nous avons bien fait car il n’est tombé que 2 mm » indique David Clerdan, conseiller dans l’Entre-deux-Mers, qui a toutefois vu quelques pulvérisateurs en route. La météo annonce encore quelques gouttes pour mercredi et jeudi. Mais, comme en Bourgogne, la fraîcheur devrait éviter le développement de la maladie.

La lutte contre l’oïdium démarre

La protection contre l’oïdium a en revanche démarré dans le Languedoc. Bernard Genevet a vu quelques drapeaux sur des cépages sensibles comme le carignan.

Dans l’Aude, les techniciens de la Chambre en ont aussi observé sur l’Est du Minervois les Hautes Corbières au niveau des parcelles du réseau d’observation ayant atteints au minimum le stade « 2 ou 3 feuilles étalées ». Même chose dans le Biterrois, où « la fréquence de ceps touchés peut atteindre 50 % sur carignan et chardonnay » indique le Bulletin de Santé du Végétal (BSV). Dans les Pyrénées-Orientales, les premiers drapeaux et repiquages sur feuilles sont visibles dans le cru Banyuls et le secteur de la Plaine.

En Côte d’Or, les vignes les plus précoces n’en sont qu’au stade « 4 à 5 feuilles étalées ». « Nous donnerons le top départ à 7 ou 8 feuilles étalées » indique Pierre-Etienne Petitot. Ce sera le cas, au plus tôt, la semaine prochaine.

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Tous les commentaires (1)
Laure Le 28 avril 2022 à 07:18:31
Ce sont des champignons pas des oeufs
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