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Brissac, son château, ses vins et… ses chênes à barrique
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Diversification
Brissac, son château, ses vins et… ses chênes à barrique

Les tous premiers fûts d’origine angevine ont été commercialisés par la tonnellerie Allary début novembre, nés d’un partenariat avec la forêt de Brissac.
Par Patrick Touchais Le 28 novembre 2021
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Brissac, son château, ses vins et… ses chênes à barrique
Gestionnaire de la forêt de Brissac, Bruno Boutry est chargé de dénicher les beaux arbres dignes de fabriquer des fûts. - crédit photo : Patrick Touchais
I

l fallait y penser. Tout simplement. “Tout est parti d’une rencontre, par hasard dans la forêt”. Bruno Boutry est en charge de la gestion des 660 hectares de bois appartenant à la famille Cossé de Brissac, également propriétaire du château de Brissac en Anjou et de quelque 25 ha de vignes. “On vend régulièrement des arbres pour la menuiserie, la charpente. Et l’un de mes clients étaient venus avec des Espagnols qui cherchaient du bois pour faire des fûts à whisky. Je me suis alors dit que si on trouvait des arbres ici pour des barriques à whisky, on devait bien pouvoir fabriquer des fûts pour le vin”.

Par l’entremise d’un vignoble voisin – le château la Varière – un tonnelier charentais, la maison Allary a été mis dans la boucle, et 30 chênes bicentenaires ont été prélevés en 2019, débouchant sur la production de 50 barriques (en formats 225, 400 et 500 litres, de 690 à 1 000 €), livrées il y a quelques semaines aux premiers clients. Il en reste encore quelques-unes à commercialiser. Une deuxième coupe a suivi en 2020, et une prochaine est programmée d’ici la fin 2021.

Bois et vins de Brissac

Pour l’heure, Bruno Boutry explore les lieux pour dénicher des arbres de 150 à 200 ans qui correspondent au cahier des charges extrêmement exigeant pour ce genre de production. “Il ne faut pas de défauts, de nœuds, de blessures sur une hauteur de 2,5 à 3 mètres minimums”, précise le gestionnaire forestier. “Il faut beaucoup marcher dans ces bois pour trouver les bons spécimens, mais on va y arriver. On analyse chaque arbre qu’on doit enlever et on décide de sa destination : du simple bois de chauffage jusqu’aux barriques désormais. Ici, on ne fait jamais de coupe rase”, conclut Bruno Boutry, satisfait d’avoir contribué à la naissance des premières barriques d’origine angevine, et d’avoir pu associer le bois de Brissac et les vins de Brissac. Une union de produits du terroir…

 


 

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