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Puisseguin Saint-Émilion
Le château des Laurets créé l'édition limit...erre

La propriété du groupe Edmond de Rothschild Héritage commercialise 72 flacons incorporant son terroir à son flacon grâce au travail du graveur sur verre Gilles Chabrier.
Par Alexandre Abellan Le 24 novembre 2021
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Le château des Laurets créé l'édition limit...erre
Le parti-pris contemporain du flacon va jusque dans ses photographies excentriques, réalisées par l’artiste Prince Gyasi. - crédit photo : DR
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vec sa bouteille de terre ancrée dans le verre, l’édition limitée de la sélection parcellaire 2016 du château des Laurets (en AOC Puisseguin Saint-Émilion) se positionne résolument sur le créneau des flacons tenant de l’œuvre d’art. Après un millésime 2015 contenu dans des bouteilles gravées selon les entrelacs de la vigne,

https://www.vitisphere.com/actualite-92658-Chateau-des-Laurets-cree-une-collection-unique-de-flacons-graves.htm

la propriété du groupe Edmond de Rothschild Héritage met en avant sa terre, et relie son vin à son terroir en incluant des fragments de son sol sur sa bouteille chargée de couches d’or sous-jacentes et d’une vigne en relief. De nouveau réalisée par le graveur sur verre Gilles Chabrier, cette édition est limitée à 36 magnums et 36 doubles magnums, numérotés et vendus respectivement 900 et 1 800 € TTC. Ce qui représente une forte valorisation quand cette même cuvée est commercialisée 92,75 € TTC en magnum.

« Comme toute œuvre d’art, il n’y a pas vraiment de prix : ce n’est pas rationnel économiquement. Le prix d’une œuvre d’art c’est le prix que l’acheteur est prêt à mettre dedans » note Boris Bréau, le directeur général du pôle vin du groupe Edmond de Rothschild Héritage. L’édition limitée de ce millésime 2016 est commercialisé auprès de collectionneurs d’arts et de flacons, qui étaient le public du millésime 2015 (dont le château a conservé des bouteilles en réserve). Dans un an, une nouvelle cuvée limitée de cette sélection parcellaire est prévue. Si la thématique de l’œuvre n’est pas connue, il ne s’agira pas du millésime 2017 (non retenu), mais d’une cuvée 2018 (les étiquettes 2019 et 2020 sont également prévues). « Nous avons atteint un niveau d’excellence depuis le millésime 2015 » se réjouit Boris Bréau, qui souligne la bonne valorisation du domaine parmi les satellites de Saint-Émilion.

Gagner en complexité

Avec 74 hectares d’un seul tenant, le vignoble du château des Laurets appartient depuis 2003 au groupe Edmond de Rothschild Héritage. Sa sélection parcellaire a été lancée en 2004, par Fabrice Bandiera, qui dirige la propriété. Appliquant depuis le premier millésime le parti-pris d’une cuvée 100 % merlot issu d’anciennes parcelles et du 100 % fût neuf, Fabrice Bandiera prévoit des évolutions pour l’avenir. Avec l’intégration de cabernet (avec la restructuration en cours du vignoble) et l’évolution des chauffes (moins fortes) pour « gagner en complexité ».

 

 

La sortie annuelle d’une bouteille placée sous le sceau de l’art n’est pas sans similitude avec le château Mouton de Rothschild, et son rendez-vous chaque hiver pour la présentation d’une œuvre d’art parrainant son nouveau millésime livrable. Photo : Prince Gyasi.

 


 

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